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Ouganda: les populations locales menacées par des projets d'exploitation des ressources

Un berger Karamojong dans le village de Kochunoi près de la frontière kényane (image d'illustration).
Un berger Karamojong dans le village de Kochunoi près de la frontière kényane (image d'illustration). Luis TATO / FAO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des journalistes arrétés, des ONG cambriolées, des militants intimidés... Les temps sont durs pour les défenseurs des droits de l'environnement ougandais. D'un oléoduc de 1 500 km pour l'exportation pétrolière à un immense champ de canne à sucre, de nombreux projets d'extraction des ressources naturelles voient le jour, parfois au détriment des populations locales, malmenées par les autorités.

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Depuis l'annonce de l'installation d'une exploitation de canne à surcre dans la région du Kiryandongo au nord du pays, 35 000 personnes ont été déplacés. Selon les ONG, la population, principalement paysanne, a été dépossédée de ses terres par les autorités ougandaises, en lien avec les entreprises productrices comme Agilis Partners.

« Ils offrent très peu d’argent pour compenser leur départ, ensuite ils leur proposent une relocalisation volontaire, explique Eron Kiiza, qui représente les familles expulsées. Ils doivent ainsi recommencer de zéro et tout reconstruire. Mais qu’ils reçoivent de l’argent ou non, car ce n’est pas pour tout le monde, ils doivent partir. Car les employés des sociétés privées ou la police viennent les chasser ».

Transformer l'économie du pays

À un an de la présidentielle, ces projets s'inscrivent dans une volonté de transformer l'économie du pays, mais cela se fait parfois au détriment des populations locales. Celles qui refusent de changer d'habitat se retrouvent malmenées publiquement et traînées en justice.  

« Les autorités considèrent qu'il est violent de s'opposer à ces méga-projets avec des investisseurs internationnaux et approuvés par l'État », détaille Romain Ravet, le directeur d'Avocats sans frontières Ouganda.

De son côté, la société Agilis Partners se défend d'avoir reçu des terres gratuites de la part des autorités et affirme dédommager justement les populations déplacées. 

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