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Éthiopie: Jawar Mohammed, l’opposant oromo inculpé pour terrorisme

L'opposant oromo Jawar Mohammed le 24 octobre 2019 (image d'illustration).
L'opposant oromo Jawar Mohammed le 24 octobre 2019 (image d'illustration). REUTERS/Tiksa Negeri
Texte par : RFI Suivre
2 mn

De lourdes charges pèsent contre 24 activistes arrêtés en juillet lors des violences suite à l’assassinat d’un chanteur populaire oromo. Le procureur les accuse de terrorisme ou encore violation de la loi sur les armes à feu. Parmi eux se trouve le célèbre opposant Jawar Mohammed.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

C’est ni plus ni moins la prison à vie que risquent 24 activistes interpellés en marge des incidents qui avaient suivi le meurtre de l’artiste engagé Hachalu Hundessa.

L'ancien allié d'Abiy Ahmed

Le procureur a annoncé dix charges pesant contre les prisonniers, qui devraient comparaître demain devant la Haute cour fédérale. Parmi eux, des politiciens, journalistes, intellectuels, et notamment l’opposant le plus influent du pays : Jawar Mohammed. Ce défenseur de la cause oromo, ancien journaliste et ex-allié du Premier ministre Abiy Ahmed, est devenu l’un de ses plus farouches adversaires.

Les avocats de l’opposant se sont déclarés « stupéfaits » par ces charges, ajoutant que les accusés n’ont « rien fait de plus que d’avoir un avis différent de celui du gouvernement », « qu’aucun témoin n’a évoqué de crime » et que « si la loi fonctionne, ces accusations ne pourront pas être prouvées ».

Certains craignent que cette annonce du procureur n’entraîne de nouvelles violences, tant l’influence de Jawar Mohammed est forte. En août, des manifestations organisées pour exiger sa libération ont fait plusieurs morts.

Hasard ou non, Abiy Ahmed a écrit une tribune dans le journal The Economist jeudi 17 septembre qui selon certains évoquerait cette affaire. Le Premier ministre a dénoncé « les individus et groupes, mécontents des transformations en cours, et qui utilisent tous les moyens pour faire échouer les réformes ». Il a rejeté les « dangereux démagogues », tout en reconnaissant des abus des forces de sécurité.

►À lire aussi : Éthiopie : l’assassinat d’un célèbre chanteur oromo provoque des heurts à Addis-Abeba

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