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Éthiopie: les leaders d’opposition poursuivis auront-ils droit à un procès équitable?

Le leader oromo Jawar Mohammed (en chemise à carreaux) marche encadré de forces de l'ordre, le 23 octobre 2019, à Addis-Abeba, Éthiopie.
Le leader oromo Jawar Mohammed (en chemise à carreaux) marche encadré de forces de l'ordre, le 23 octobre 2019, à Addis-Abeba, Éthiopie. REUTERS/Tiksa Negeri
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’Éthiopie a annoncé samedi des poursuites contre plusieurs leaders d'opposition, notamment pour terrorisme et incitation à la violence. Après le meurtre fin juin de Hachalu Hundessa, un chanteur oromo très populaire, entre 178 et 239 personnes avaient trouvé la mort au cours de violences. Les forces de l'ordre avaient procédé à des arrestations de masse. De vives critiques avaient été formulées à cause de l'ampleur de la réaction du gouvernement d'Abiy Ahmed.

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Sur Facebook, le bureau du procureur général a finalement annoncé samedi des poursuites contre 24 personnes. Parmi lesquelles figurent Jawar Mohammed et Bekele Gerba, membres du parti Congrès fédéral oromo. Pour le chercheur de l'International Crisis Group William Davidson, il est possible que ce procès augmente encore les tensions dans la région. Selon lui, le gouvernement pourrait se décrédibiliser en arrêtant ces opposants à quelques mois à peine des élections générales.

« Les réformes en Éthiopie sont loin d'être terminées et il y a toujours un doute sur l'indépendance de la justice par rapport aux influences politiciennes. Toute la question est donc de savoir si ces leaders de l'opposition auront droit à un procès juste et équitable. Et bien sûr cela va augmenter, au sein de la population, le sentiment que leur arrestation est politique. De plus, cela va être vraiment dur pour le gouvernement d'organiser des élections l'année prochaine qui soient perçues comme étant libres et transparentes, après avoir arrêté ces opposants. Et même si le gouvernement estime pouvoir défendre son point de vue au tribunal et que ces militants sont reconnus coupables d'activités illégales. Il est très probable qu'une large part des électeurs en Oromia considèrent cette élection illégitime à cause de l'arrestation de ces opposants », estime William Davidson.

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