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Archipel des Canaries: un afflux de migrants inédit depuis 10 ans

Groupe de migrants venus des pays sub-sahariens arrivant sur l'île de Gran Canaria, en novembre 2005 ( Photo d'illustration).
Groupe de migrants venus des pays sub-sahariens arrivant sur l'île de Gran Canaria, en novembre 2005 ( Photo d'illustration). BOJA SUAREZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une route migratoire en sommeil a été réactivée malgré sa dangerosité. Depuis le début du mois de septembre, les îles Canaries voient les arrivées de migrants venus du continent africain augmenter. Des traversées vers l'archipel espagnol qui n'avaient pas atteint, en deux semaines, un tel niveau depuis plus de dix ans.

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Durant les quinze premiers jours de septembre, près de 1 200 personnes ont débarqué sur ces îles de l'océan Atlantique situées face aux côtes africaines, selon des chiffres officiels. Lors d’une seule journée, jusqu’à 300 migrants ont débarqué sur l’archipel alors que la météo était particulièrement favorable. C’est la première fois depuis 2007 qu’un tel chiffre est atteint.

Certains embarquent du Maroc, à une centaine de kilomètres. Et beaucoup d’autres font le trajet depuis le Sénégal ou la Gambie, parcourant ainsi plus de 1 000 kilomètres le long de la côte atlantique. Cette route périlleuse sur un océan agité peut durer jusqu'à une semaine, dans des embarcations de fortune. Selon une ONG d’accueil espagnole citée par l'AFP, un migrant sur 16 meurt en tentant cette traversée.

Déjà plus de 250 morts en 2020

Ce chemin vers l'Europe, empruntée dans les années 2006-2008 par des dizaines de milliers de personnes, avait été délaissé au profit des routes méditerranéennes. Mais ces derniers temps, les accords passés par l'Union européenne pour contrôler ses frontières avec la Libye, la Turquie et surtout le Maroc il y a un an, poussent les migrants vers l'Ouest, et donc vers les Canaries.

Plus de 5 000 personnes ont atteint illégalement l'archipel depuis le début cette année 2020. Au moins 251 sont mortes durant la traversée. C’est plus que pour toute l’année 2019, selon l’Organisation internationales des migrations (OIM).

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