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Au Cameroun, la manifestation de l'opposition entravée par un dispositif sécuritaire musclé

A Douala, la capitale économique, cette journée de mobilisation s'est transformée en journée ville morte (illustration).
A Douala, la capitale économique, cette journée de mobilisation s'est transformée en journée ville morte (illustration). Emiliano Gandolfi/Wikimédia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Cameroun, sept partis avaient appelé ce mardi 22 septembre à une marche pacifique dans tout le pays contre le régime de Paul Biya. Les autorités avaient interdit toute manifestation et menacé de réprimer tout rassemblement. Un important dispositif policier avait également été déployé à Douala et dans la capitale, Yaoundé .

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A Yaoundé, la manifestation annoncée par l’opposant Maurice Kamto a été étouffée avant même d’avoir commencé. Des centaines de policiers et de gendarmes avaient été déployés dans toute la capitale, notamment autour de la poste centrale, en plein centre-ville, où les marcheurs avaient prévu de converger. Les forces de l’ordre ont interpellé des dizaines de personnes au moindre début d’attroupement.

Un important dispositif était également en place dans le quartier Etoudi, où se trouve le palais présidentiel ainsi que le domicile de Maurice Kamto. Celui-ci n’a d’ailleurs pas pu sortir de chez lui, sa résidence ayant été encerclée par les forces de l’ordre. Quelques échauffourées ont eu lieu à proximité. Ils ont conduit à l’interpellation d’une vingtaine de personnes, dont des journalistes.

Journée ville morte à Douala

A Douala, la capitale économique, selon plusieurs témoignages, la plupart des commerces sont restés fermés et les habitants chez eux. Contre toute attente, cette journée de mobilisation s'est transformée en journée ville morte, comme Douala n’en avait pas connue depuis longtemps. 

La mobilisation y a également été un peu plus importante qu'à Yaoundé. Plusieurs centaines de personnes ont pu converger vers le carrefour de Ndokoti aux cris de « Trop c’est trop » et « Biya doit partir », avant d’être rapidement dispersées à coups de gaz lacrymogènes et de canon à eau. Les autorités avaient mis en garde contre toute tentative de rassemblement, qualifiant cet appel à manifester par l’opposition « d’appels à l’insurrection ».

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