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Centrafrique: l’enrôlement polémique d’Ali Darass sur les listes électorales

Le général Ali Darass dans son fief de Bambari en RCA.
Le général Ali Darass dans son fief de Bambari en RCA. RFI/MG
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Sur une photo, le chef de guerre Ali Darass, à la tête de l’UPC, issu de l'ex-Séléka, apparaît en train de s'enrôler sur les listes électorales afin de pouvoir voter à la présidentielle de 2020. Or ce dernier, accusé par l’ONU d’avoir violé plusieurs fois l'accord de paix, n’est pas considéré comme centrafricain.

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La présidence confirme : Ali Darass s'est bien inscrit sur les listes électorales. Mais le chef de guerre, accusé de nombreuses exactions ne parle pas sango, la langue principale en Centrafrique. Il est issu de l'ethnie Ouda des peuls Mbororos entre le Niger et le Tchad. « Il n'est pas considéré comme Centrafricain, explique le chercheur Thierry Vircoulon. Et c'est ce qui fait scandale ».

Alors comment a-t-il pu s'enrôler sur les listes électorales ? Albert Mokpème, porte-parole de la présidence ne soulève que des hypothèses. Peut-être a-t-il reçu un certificat de nationalité lorsqu'il a été nommé commandant de zone en 2014, après avoir aidé Michel Djotodia à renverser le pouvoir ? Peut-être un chef de village dans la zone qu'il contrôle lui a-t-il délivré un certificat de naissance ?

Un enrôlement contesté judiciairement

La présidence prend en tout cas ses distances avec cet enrôlement polémique. Son porte-parole affirme qu'il ne s'agit pas d'un accord avec le chef de l'État Faustin Archange Touadéra en échange d'un éventuel soutien d'Ali Darass pour l'élection.

Du côté de l'opposition, on déclare simplement que l'inscription du chef de l'UPC sur les listes électorales est inadmissible. Elle sera d’ailleurs contestée au niveau judiciaire.

►À lire aussi : Centrafrique: un an après sa signature, quel bilan pour l'accord de paix ?

♦ Mise à jour, 30 septembre : Après vérifications, Albert Mokpème, porte-parole de la présidence, explique que Ali Darassa a pu s’enrôler en présentant une carte nationale d’identité centrafricaine. Le document a été émis en 2012 selon lui, donc sous la présidence de François Bozizé. « C’est désormais à l’ANE (Autorité nationale des élections) de vérifier l’authenticité et la légalité du document », explique-t-il à RFI.

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