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Mali: après la désignation de Bah N’Daw, tractations sur la distribution des postes

Le colonel Assimi Goïta (au centre), chef de la junte au pouvoir au Mali, le 22 septembre 2020.
Le colonel Assimi Goïta (au centre), chef de la junte au pouvoir au Mali, le 22 septembre 2020. MICHELE CATTANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Goodluck Jonathan est attendu à Bamako ce mercredi 23 septembre pour quarante-huit heures. Le médiateur de la Cédéao vient faire l’état des lieux de la transition en cours, deux jours après la désignation de Bah N’daw au poste président de la transition, et celle du colonel Assimi Goïta en tant que vice-président. La communauté internationale maintient la pression, dans l’attente de la nomination d’un Premier ministre de transition civil désormais. Et ce, alors que le chef de la junte a exhorté mardi la Cédéao à lever les sanctions instaurées au lendemain du coup d’État.

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Avec notre envoyée spéciale à Bamako, Florence Morice

Lever ou pas les sanctions contre le Mali ? C’est tout l’enjeu de la visite de Goodluck Jonathan. Si la désignation de Bah N’Daw lundi est considérée comme un signal « encourageant », la Cédéao attend la suite pour se prononcer. Nous voulons avant toute chose être « rassurés » sur le fait que c’est bien un civil qui sera nommé comme Premier ministre, explique une source au sein de l’organisation. Quand le suspense prendra-t-il fin ? On l’ignore. La charte de la transition prévoit que le Premier ministre est nommé par le président. Or, celui-ci doit être investi vendredi (quelques heures après le départ prévu de Goodluck Jonathan). En attendant, les chancelleries européennes ont également fait passer le message à la junte. « Nous voulons un vrai civil cette fois », glisse une source diplomatique, en référence à la double casquette « civilo-militaire » du président Bah N’daw. Ce sera en quelque sorte « un test », explique cette source sur la « volonté réelle » de la junte de ne pas conserver directement ou indirectement l’ensemble des leviers du pouvoir.

Cinq ministères pour la junte

Parallèlement, les échanges informels se poursuivent entre la junte et le M5. La coalition, fer de lance de la contestation anti-IBK, négocie pied à pied la place qui doit, à ses yeux, lui revenir au sein des organes de la transition. Le M5 n’a pas participé au collège de désignation du président lundi, et l'a dénoncé, mais ne jette pas l’éponge pour autant. La bataille se joue désormais sur le terrain des portefeuilles dans le futur gouvernement. La junte souhaiterait, selon nos informations, conserver cinq ministères et pas des moindres : Défense, Sécurité, Équipement, Mines, et Administration territoriale.

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