Accéder au contenu principal

Guerre en RDC: la CIJ ordonne une expertise pour évaluer les réparations de l'Ouganda

Le palais de la Paix à La Haye, aux Pays-Bas, siège de la Cour internationale de justice.
Le palais de la Paix à La Haye, aux Pays-Bas, siège de la Cour internationale de justice. (Photo : DR)
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Cour international de justice (CIJ) a ordonné, mardi 22 septembre, une expertise pour évaluer les dommages de l’occupation ougandaise de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre 1998 et 2003. L’Ouganda avait été condamné à payer des réparations mais faute d’accord entre Kampala et Kinshasa, la CIJ a ordonné une expertise.

Publicité

De notre correspondant à La Haye, Stéphanie Maupas

Quel était le prix de la vie à l’époque de l’occupation ougandaise de l’Ituri, dans l'est de la RDC ? C’est l’une des questions auxquelles devront répondre les experts. Ils devront estimer le nombre de morts civils dû à l’armée ougandaise et à ses supplétifs de l’Ituri.

Cette cour de l’ONU, chargée de régler les différends entre États, avait déjà condamné l’Ouganda en 2005. Les juges reconnaissaient que l’armée ougandaise avait tué et torturé des civils congolais, détruit des villages, enrôlé des enfants, pillé et exploité les ressources naturelles du Congo.

L’expertise devra aussi permettre aux juges de mesurer l’ampleur du pillage des sous-sols de l’Est congolais. Notamment en ce qui concerne l’or, le diamant, le bois ou encore le coltan, que l’Ouganda a été reconnu coupable d’avoir exploité illégalement.

Les experts devront aussi évaluer le nombre de biens endommagés ou détruits par l’armée de Kampala en Ituri et par les affrontements entre les armées rwandaises et ougandaises en juin 2000, à Kisangani. Il leur faudra aussi évaluer le coût de la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des habitations.

Les quatre experts, qui n’ont pas encore été désignés, ne se rendront pas dans l’est de la RDC. Ils devront s’appuyer sur les sources qui ont amplement documenté cette guerre, dont les nombreux rapports de l’ONU. L’objectif des juges est de mettre un prix sur le préjudice commis par l’Ouganda, qui au cours de l’été, a tenté de s’opposer à cette expertise.

Depuis que Kampala a été reconnu coupable, il y a 15 ans, les deux États devaient trouver un compromis. Mais face à l’échec, et suite à une demande de Kinshasa, la CIJ a repris l’affaire en main.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.