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Présidentielle en Côte d'Ivoire: Pascal Affi N’Guessan rejoint l'appel de l'opposition

Pascal Affi N'Guessan, le 27 août 2020 à Abidjan.
Pascal Affi N'Guessan, le 27 août 2020 à Abidjan. AP Photo/Diomande Ble Blonde
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), l’un des quatre candidats à l’élection présidentielle d'octobre, Pascal Affi N’Guessan, tenait une conférence de presse ce mardi 22 septembre au siège du parti à Abidjan. Absent de la grande réunion de la coalition de l’opposition dimanche dernier, sa position sur le processus électoral était très attendue.

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De notre correspondant à Abidjan, François Hume-Ferkatadji

Sa réponse est claire : il rejoint la coalition et l'appel à la « désobéissance civile » du candidat Henri Konan Bédié, en dénonçant la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat et en exigeant les réformes du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale indépendante (CEI) avant le premier tour du scrutin. Dans le cas contraire, il retirera sa candidature.

Chemise blanche, costume sombre, Pascal Affi N’Guessan a dressé un tableau inquiétant de la situation politique du pays, en pointant le risque d’affrontements, voire d’une nouvelle guerre civile.

La seule solution, face à un régime qu’il qualifie de « dictatorial », est l’union de l’opposition. Selon lui, « l’heure ne peut pas être aux arrière-pensées, aux règlements de comptes, aux agendas cachés… Il faut être à la hauteur, faire preuve de cet esprit de responsabilité car, je vous le dis avec une immense gravité, au-delà de nos personnes, par-delà nos différends et nos différences, il y a l’intérêt national, il y a la Côte d’Ivoire. Et l’intérêt national doit primer sur toute autre considération ».

« Je ne serai pas le candidat d’un scrutin tronqué »

Le président du FPI a dénoncé vigoureusement les décisions du Conseil constitutionnel qui « a franchi une ligne rouge ». Il fustige l’absence de réforme de la CEI et le rejet par le gouvernement des recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme.

Il en tire les conclusions en déclarant qu’en cas de statu quo, il se retirerait de la course présidentielle : « Je ne serai pas le candidat d’un scrutin tronqué, un candidat factice, en d’autres termes. Bien évidemment, pour moi, candidat à l’élection présidentielle, il n’est pas concevable de cautionner de quelque manière que ce soit un processus électoral qui serait par avance truqué et dont le résultat serait calé, bouclé. »

Adhérant à l’appel des forces d’opposition, il enjoint les militants du FPI à se « tenir prêts » à la mobilisation. « Nous irons jusqu’où M. Ouattara veut nous conduire », dit-il dans une formulation elliptique.

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