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Présidentielle en Centrafrique: un nouveau délai pour le processus électoral

Un agent électoral compte les bulletins après la fermeture des bureaux de vote, à Bangui, lors de élections générales de décembre 2015.
Un agent électoral compte les bulletins après la fermeture des bureaux de vote, à Bangui, lors de élections générales de décembre 2015. ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Soulagement dans le camp présidentiel en Centrafrique après le vote, ce mercredi, d’un projet de loi qui accorde un délai supplémentaire à l’Autorité nationale des élections. Si la présidentielle reste fixée au 27 décembre, la convocation des électeurs, prévue dans trois jours, est renvoyée au 27 octobre prochain.

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Le dernier vote à l’Assemblée nationale ne va rien changer, expliquent l’opposition et la société civile. Elles se disent convaincu que l’Autorité nationale des élections qu’elles qualifient d’« incompétente » va droit à l’échec malgré ce délai supplémentaire.

Alexandre Ferdinand Nguendet, président en exercice de COD 2020, une des principales coalitions politiques d’opposition, en supplie presque le président Faustin-Archange Touadéra : « En cinq ans, l’Autorité nationale des élections n’a pas pu organiser les choses conformément aux textes légaux, ce n’est pas en dix jours qu’elle va se rattraper. C’est pourquoi nous lançons un appel patriotique à l’intention du président de la République pour convoquer, dans les meilleurs délais, les forces vives de la nation. »

Il y a une dizaine de jours, l’ANE assurait avoir déjà enregistré un peu plus de 1,6 million d'électeurs. Un chiffre encore loin des 1,9 million de 2015, soulignent des observateurs. Le camp présidentiel dit avoir tenu compte du délai supplémentaire demandé par cette Autorité, mais ne veut s’engager en son nom.

« En tout cas, nous, force de la majorité, on ne peut pas préjuger de ce que l’ANE fera, mais nous avons accédé à sa requête comme demandé dans son rapport, afin de tenir les délais », explique en effet Jean-Symphorien Mapenzi, le premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Du côté de l’ANE, où la quasi-totalité des commissaires se sont déployés dans des pays étrangers pour l’enrôlement de la diaspora centrafricaine, on se dit « confiants », comme d’habitude.

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