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Mali: le musicien Sidiki Diabaté accusé de menaces et violences par son ancienne compagne

Sidiki Diabaté à Bakau en Gambie, le 5 janvier 2018.
Sidiki Diabaté à Bakau en Gambie, le 5 janvier 2018. RFI/Claire Bargelès
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le musicien Sidiki Diabaté a passé la nuit de jeudi à vendredi en prison. Son ancienne compagne l'accuse, entre autres, de menaces, séquestration et coups et blessures. Une enquête est ouverte.

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L'affaire fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Placé sous mandat de dépôt, le musicien et fils de Toumani Diabaté, Sidiki Diabaté, est suspecté de séquestration, coups et blessures aggravés, attentat à la pudeur et détention de chanvre.

Son ancienne compagne, Mariam Sow, raconte dans une vidéo diffusée par une page Facebook, qu'elle a subi des mois de sévices, surveillée par un des hommes de l'artiste. Une enquête a été ouverte et plusieurs perquisitions ont été menées au domicile de l'accusé.

La présidente du collectif des Amazones qui lutte contre les violences faites aux femmes, Kadidia Fofana, se félicite qu'une victime ait réussi à prendre la parole et espère que cette affaire va servir d'exemple. « Les hommes sauront désormais que personne n'est au-dessus de la loi. Ils sauront désormais que l'impunité suite à ces violences-là est quelque chose qu'on ne tolérera plus, en tout cas dans notre pays », estime-t-elle.

La défense parle d'un « règlement de compte »

Du côté de la défense, on parle de complot amplifié par les réseaux sociaux. Le camp Diabaté reproche à l'instruction d'être menée à charges, sans respect de la présomption d'innocence. Il s'agirait même d'un « règlement de compte ».

« On fait face à un complot, a réagi Djelika Diabaté, la sœur de l'artiste. On fait face, tout simplement à la destruction de quelqu'un, ce qui symbolise pour eux le "nouveau Mali", c'est à dire en finir avec "l'ancien Mali". Il faut savoir que Sidiki a battu campagne pour Ibrahim Boubakar Keïta, et aujourd'hui il en paye les conséquences. »

Sidiki Diabaté étant proche de l'ancien président déchu Ibrahim Boubakar Keïta, ces accusations permettraient, selon eux, à la junte de fustiger les dérives d'un « ancien Mali » au profit d'un « nouveau ». Un vocabulaire très en vogue sur internet.

Devant l'ampleur de l'affaire, la partie civile souhaite prendre son temps pour communiquer. Au cours d'une conférence de presse qui se tiendra dans les prochains jours, les avocats de Mariam Sow détailleront les éléments qu'ils ont en leur possession.

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