Accéder au contenu principal

Présidentielle ivoirienne: les appels se multiplient en faveur de la paix sociale

Panneau d'affichage appelant à la paix sociale lors de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre, à Abidjan le 16 septembre 2020.
Panneau d'affichage appelant à la paix sociale lors de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre, à Abidjan le 16 septembre 2020. SIA KAMBOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Quatre jours après l’appel de l’opposition à la mobilisation et à la « désobéissance civile » contre la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, le climat politique est tendu dans le pays. Une tension qui suscite l’inquiétude chez de nombreux Ivoiriens, notamment chez les jeunes. Certains d'entre eux ont décidé de travailler ensemble pour trouver des solutions. Membres des organes de jeunesse des différents partis politiques mais aussi de la société civile, ils se sont regroupés pour lancer un appel au dialogue et à la paix.

Publicité

Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

Ils sont issus des mouvements jeunesse du RHDP, du PDCI, des deux branches du FPI, ou tout simplement de la société civile. Ils ont lancé l’Alliance sacrée des jeunes pour la sauvegarde de la paix. Tous âgés de la petite trentaine, ils n’ont qu’une peur : revivre 2010.

« Nous sommes inquiets et nous ne voulons pas retomber dans la violence, explique Raphael Zoura Bi, adhérent au RHDP. C'est pourquoi nous, jeunes, sommes venus interpeller nos dirigeants pour qu'ils s'impliquent massivement, davantage, pour que véritablement on n'aille pas à la dérive. »

Il y a dix ans, Dimesse Touragnon faisait partie de la galaxie patriotique. Il est membre du FPI GOR et a connu l’exil, dont il rentre à peine. « On est fatigués, s'exclame-t-il. Notre objectif, c'est la paix. On est fatigués des emprisonnements. Il faut calmer le jeu ! »

Parler d'emploi pour la jeunesse

Pour Yaya Dosso, président du Sénat des jeunes d’Abidjan, « quand le pays est détruit, c'est la jeunesse qui paie. Il n'y a plus d'écoles, les universités ferment. Comment faire ? Est-ce qu'on pourra parler d'emploi pour la jeunesse ? Est-ce qu'on pourra parler de développement ? »

Véronique Kapi est commerçante. Elle n’appartient à aucun parti. « Le message que nous voulons apporter aux leaders, c'est de vraiment mettre un peu d'eau dans leur vin afin de dialoguer », explique-t-elle.

L’alliance projette de lancer une caravane de sensibilisation sur les routes du pays.

À lire aussi : Présidentielle ivoirienne: Alassane Ouattara tacle ses opposants dans «Paris Match»


Le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) appelle au dialogue.

Le CNDH s'inquiète, lui aussi, de « graves menaces sur la paix sociale » à l'approche de l'élection présidentielle du 31 octobre. Cette organisation dit avoir échangé avec plusieurs responsables politiques du RHDP d'Alassane Ouattara, du FPI d'Affi N'Guessan ou encore de la plate-forme EDS soutenant l'ancien président Laurent Gbagbo. À l'issue de ces rencontres, le CNDH appelle à un dialogue inclusif afin d'éviter des tensions dans le pays.

Namizata Sangaré, la présidente du CNDH, appelle au dialogue politique

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.