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Zimbabwe: les écoles paralysées par une grève des enseignants

L'école Queen Elizabeth à Harare, le 30 mars 2020.
L'école Queen Elizabeth à Harare, le 30 mars 2020. Jekesai NJIKIZANA / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Zimbabwe, les écoles, collèges et lycées n’ont pas rouvert leurs portes ce lundi 28 septembre après six mois de fermeture liée à l’épidémie de Covid. Les huit syndicats enseignants du pays ont lancé un mouvement de grève illimité. Ils dénoncent la dépréciation de leurs salaires, mais aussi le manque de moyens et d’équipements pour se protéger de la pandémie.

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Des centaines d’écoles sont restées vides ce lundi à l’appel des huit syndicats d’enseignants du pays. Depuis des mois, ils réclament une réévaluation de leurs salaires payés en devise locale et qui ne vaut plus aujourd’hui que l’équivalent de 40 dollars américains. Une insulte selon Raymond Majongwe, secrétaire général de l'Union progressiste des enseignants du Zimbabwe. « Il y a encore deux ans, on gagnait l'équivalent 550 dollars, aujourd’hui, on est entre 30 et 40. C’est inacceptable et cela montre que le gouvernement ne respecte pas ses enseignants. Tout comme sous l’ère Mugabe, il nous considère comme des ennemis de l’État. »

Les enseignants ne peuvent pas nourrir leur famille, encore moins payer les frais d’école pour leurs enfants.

Robson Chere, secrétaire général du syndicat des enseignants, Artuz

L’appel de l’Unicef

Le problème est que la monnaie locale -réintroduite l’année dernière- s’est littéralement effondrée ces derniers mois. Résultat : « Les enseignants du public n’ont même plus les moyens de venir travailler », explique Robson Chere, du Syndicat des enseignants ruraux du Zimbabwe. « Avec 30 dollars vous ne pouvez même pas couvrir vos frais de transports pour aller et revenir de votre travail. Cela coute deux dollars aller-retour par jour. Un morceau de pain coute 1 dollar. Les enseignants ne peuvent pas nourrir leur famille, encore moins payer les frais d’école pour leurs enfants. »

Selon ces syndicats, 5,6 millions d'enfants du primaire et du secondaire sont concernés par cette grève. Ils demandent à ce que les examens prévus en décembre soient suspendus, les enfants n’ayant eu que trois mois de cours cette année, en raison de l'épidémie de coronavirus.

L’Agence des Nations unies pour les enfants, Unicef, a appelé à la réouverture des écoles afin que les enfants puissent à nouveau être scolarisés.

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