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Algérie: les avocats du barreau d'Alger en grève pour une justice indépendante

L'entrée du tribunal d'Alger (image d'illustration).
L'entrée du tribunal d'Alger (image d'illustration). RYAD KRAMDI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'Union nationale des ordres des avocats (Unoa) annonce qu'elle se joindra à la grève nationale, mercredi et jeudi. Le mouvement a débuté dimanche, par un sit-in de plusieurs dizaines d'avocats à la cour d’Alger. Élément déclencheur de cette grève : une altercation la semaine dernière à la cour d'Alger entre le bâtonnier de l'ordre des avocats de la capitale et un juge qui a refusé de reporter des plaidoiries comme la défense le souhaitait.

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Depuis, je pense, plus d’une année, ce sont des centaines de poursuites judiciaires contre des militants, des activistes, des journalistes, sans que ces activistes ou ces militants aient commis des délits punis par le code pénal algérien. C’est seulement qu’ils se sont exprimés sur le Hirak, sur la gestion des affaires du pays. C’est pour cette raison qu’il y a eu beaucoup de poursuites judiciaires, il y a des dizaines et des dizaines d’Algériens qui sont dans les prisons pour avoir exprimé une opinion. Et nous, les avocats, on se sentait incapables de faire quoi que ce soit, parce que tu as une justice au service du pouvoir. C’est pour cela, je pense, qu’il y a eu une évolution négative au sein de la justice algérienne depuis plus d’une année.

Maître Mostefa Bouchachi, pénaliste et ancien président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH)

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