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Inquiétude des déplacés au Soudan du Sud devant le retrait des casques bleus

Les casques bleu en mission au Soudan du sud.
Les casques bleu en mission au Soudan du sud. AFP/Albert Gonzalez Farran
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce lundi, les déplaces installés sur le site de protection des civils (POC) de Bentiu, dans le Nord, ont manifesté. La semaine dernière, c'est ceux de Bor et de Juba qui l'avaient fait. Ces déplacés ne veulent pas que les casques bleus s'en aillent comme prévu dans un accord avec le gouvernement. Les forces onusiennes doivent être remplacées par les autorités sud-soudanaises.

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Avec notre correspondant régional à Nairobi,  Sébastien Nemeth

Les déplacés sud=soudanais installés dans les POC se disent abandonnés par l’ONU. Pour eux, le départ des casques bleus est prématuré. Principale source d’inquiétude : l’accord de paix signé en 2018 est loin d’être entièrement appliqué. Ils citent en exemple l’armée unifiée qui n’est pas en place et les arrangements sécuritaires appliqués très partiellement. Certains confient aussi craindre leur gouvernement et les forces de sécurité nationales.

L’ONU a décidé de passer la main dans les cinq POC du pays. Ces sites créés dans l’urgence notamment en 2013, sont sous la protection des Nations unies et abritent des dizaines de milliers de personnes. En général, environ 150 casques bleus ainsi que 150 à 300 policiers onusiens les protègent en permanence. Mais pour la force onusienne au Soudan du Sud, ce dispositif est obsolète.

Des casques bleus a redéployer

David Shearer, le patron de la Minuss, explique que les POC avaient été construits « pour protéger les populations contre un danger physique immédiat ». Or selon lui, « les menaces qui existaient à l’époque ne sont plus d’actualité ». David Shearer estime que les casques bleus « doivent être déployés là où on a le plus besoin d’eux », citant le cas de Jonglei où les violences intercommunautaires des derniers mois ont fait 600 morts et 160 000 déplacés.

L’accord prévoit que les POC deviennent des camps de déplacés classiques, protégés par la police nationale. Des éléments formés depuis des mois par l’ONU pour prendre le relais. Ce sera ensuite au gouvernement de chercher des solutions durables pour réinstaller ces civils.

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