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En Guinée, la mobilisation contre le 3e mandat d'Alpha Condé a perdu en intensité

Manifestation, à Conakry, baptisée « marche de l’ultimatum » contre le porjet de réforme de la Constitution qui pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, le 6 janvier 2020.
Manifestation, à Conakry, baptisée « marche de l’ultimatum » contre le porjet de réforme de la Constitution qui pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, le 6 janvier 2020. CELLOU BINANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le Front national de défense de la Constitution appelait à sortir mardi 29 septembre pour protester contre la candidature du président sortant pour un troisième mandat. Certains militants ont décidé de braver l’interdiction de se rassembler édictée par les autorités communales, en menant des actions de « résistance ».

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Avec notre correspondant à Conakry,  Carol Valade

En période de campagne électorale, « toute autre manifestation à objet politique ne saurait être autorisée », indique le gouvernement pour justifier l’interdiction de la marche prévue par le FNDC ce mardi.

Une décision inique selon le porte-parole du mouvement Abdoulaye Oumou Sow : « C'est la répression du pouvoir qui est en train de dissuader les citoyens. Aujourd'hui, s'il est permis de jouir de leur droit constitutionnel, il y a une contradiction : il suffit juste de laisser les citoyens manifester. On verra bien si le FNDC peut mobiliser.  »

Des rassemblements sporadiques mais rapidement dispersés, quelques barricades, des échauffourées dans certains quartiers de la capitale... Conakry a bien connu des troubles localisés et sporadiques au cours de la journée, mais de plus faible ampleur que par le passé selon les analystes.

L’analyste politique Kabinet Fofana y voit un phénomène d’usure vis-à-vis des manifestations auquel s’ajoute la candidature inattendue de l’opposant Cellou Dalein Diallo à l’élection présidentielle. « On se rend compte en réalité que le fait que Cellou Dallein ait quitté le Front pour se présenter a eu un impact sur la capacité de mobilisation du Front. C'est l'UFDG qui a le plus de militants et aujourd'hui c'est l'UFDG qui est engagé dans la campagne. »

Le FNDC annonce l’arrestation d’une vingtaine de ses militants dont l’un de ses leaders, Oumar Sylla plus connu sous le pseudonyme de Foninkè Menguè. Il continue toutefois d’appeler à de nouvelles manifestations.


Le ras-le-bol des ouest-africains contre les «3e mandats»

Dix-neuf organisations de la société civile ouest-africaines interpellent les citoyens du Sénégal, du Burkina, de la Guinée ou encore de la Côte d’Ivoire pour constituer un « front commun » contre les intentions de leaders politiques qui briguent un troisième mandat. Leur objectif : mobiliser les citoyens contre les dérives institutionnelles. Ces organisations s’inquiètent de la situation en Guinée et plus globalement dans d'autres pays de la sous-région, comme l’explique Aliou Sané, coordonnateur du mouvement citoyen « Y'en a marre ».

Le cas de la Guinée nous préoccupe parce que cette candidature Alpha Condé est en train de déstabiliser la Guinée et si cette tension continue, elle va impacter la stabilité de toute la sous-région. (...) Nous savons aussi que la Côte d'Ivoire connaît la même situation, et nous savons que le Sénégal n'est pas à l'abri de cela. Il faut que la Cédéao des peuples puisse être debout pour barrer la route à ces projets de 3e mandats

Aliou Sané: la problématique des 3e mandats est un vrai cancer pour la région

Parmi les signataires qui se sont réunis à Dakar ces derniers jours, figurent le mouvement « Tournons la page », le « Balai citoyen », ou encore la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme.

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