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RDC: un bourgmestre à Minembwe pour mettre fin aux «conflits intercommunautaires»

Camp des casques bleus pakistanais à Minembwe centre, le 21 octobre 2019.
Camp des casques bleus pakistanais à Minembwe centre, le 21 octobre 2019. Sonia Rolley/RFI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En RDC, le bourgmestre de la commune rurale de Minembwe a été officiellement installé dimanche à l’occasion du passage de la caravane de la paix qui a séjourné dans le territoire de Fizi, fréquemment au cœur des conflits intercommunautaires au sud de la province du Sud-Kivu. Mais la commune rurale de Minembwe ne fait pas l’unanimité pour les babembe.

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De notre correspondant à Bukavu,  William Basimike

Lors de son adresse aux habitants de Minembwe, le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje, qui a accompagné la caravane de la paix, est optimiste : « Depuis l’instauration de la commune de Minembwe, le bourgmestre n’était pas encore installé. Aujourd’hui je vous annonce son installation par mon ministre de l’Intérieur. Et nous espérons que c’est une nouvelle voie que nous entamons ensemble, celle de la recherche de la sécurité. Nous ne voulons plus entendre parler des conflits intercommunautaires 

Le bourgmestre Gad Mukiza de la communauté des banyamulenge était présent à la cérémonie, mais son adjoint, membre de la communauté des babembe était absent, apparemment en déplacement à Baraka. Selon l’ancien ministre provincial des finances Boaz Amangu, le problème va persister et « vient attiser le feu ».

« Une entité décentralisée pour un développement local intégré »

« Dans une période post-conflits, l’État doit faire très attention dans la prise de ses décisions surtout dans le domaine de la gestion de l’espace territoriale. Ce qu’ils ont fait là, je ne pense pas que ça soit vraiment un remède », estime-t-il. Depuis plus d’un an, la commune de Minembwe est loin de faire l’unanimité entre les communautés de la région.

Malgré les tentions perceptibles, Enock Sebineza, un ancien député national, estime qu’il s’agit d’une opportunité. « C’est un pas dans la bonne direction pour rapprocher les services aux administrés qui faisaient par exemple 150 kilomètres pour enregistrer une naissance ou trouver un document administratif. Une entité décentralisée pour un développement local intégré », plaide-t-il.

Les représentants de l’État espèrent qu’avec cette caravane de la paix un dialogue intercommunautaire s’installera durablement.

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