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Djibouti: vague d’arrestations controversées dans le sud-ouest du pays

Une rue de Djibouti (photo d'illustration).
Une rue de Djibouti (photo d'illustration). Wikimedia Creative Commons/CC BY 3.0
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le mercredi 30 septembre au matin, une douzaine de personnes ont été interpellées dans la préfecture de Dikhil, dans le sud-ouest du pays. Des arrestations arbitraires contre des civils complices du mouvement armé FRUD (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie), selon la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Une opération de routine répond le pouvoir.

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Avec notre correspondant régional à Nairobi, Sébastien Nemeth

La LDDH parle d’un coup de filet de la gendarmerie contre des civils innocents. Une douzaine de personnes ont été interpellées, car soupçonnées d’avoir des liens avec le mouvement politico-militaire FRUD, en conflit armé avec le pouvoir. L’organisation dénonce un acte arbitraire, illégal, et demande aux autorités de ne pas mêler les civils à ce conflit.

« Ces gens sont souvent torturés. Les forces de l’ordre usent et abusent de leur pouvoir », dénonce Omar Ali Ewado, président de l’ONG. Parmi les civils détenus, on trouverait même l’Okal Général, un chef coutumier influent. « C’est rare et grave d’arrêter un tel notable », précise Omar Ali Ewado.

Beaucoup de bruit pour rien pour la majorité

Le FRUD lui dénonce une répression contre « des pères de familles ». Son président, Mohamed Kadamy, explique que de toutes façons, « les civils vont continuer à rejoindre les rangs du groupe ». En attendant, il préconise la mise en place d'un pouvoir de transition, installé par un rapport de forces, car dit-il, « le président Guelleh ne partira jamais par les urnes ».

La majorité, elle, explique que cette affaire, c’est surtout beaucoup de bruit pour rien. D’après son porte-parole, Daoud Houmed, il s’agissait d’une opération routinière suite à des plaintes de la population contre l’insécurité. « Ces gens seront relâchés très vite », promet-il.

Daoud Houmed dit au passage « douter de l’impartialité de la LDDH ». Quant au FRUD, « il cherche, selon lui, à présenter le moindre fait à son avantage ».

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