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La Somalie en route vers les élections parlementaires et présidentielle

Des délégués de la chambre basse du Parlement en Somalie (image d'archive).
Des délégués de la chambre basse du Parlement en Somalie (image d'archive). REUTERS/Ismail Taxta
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pendant des mois, la Somalie s’est déchirée sur l’organisation du scrutin parlementaire et de la présidentielle. Alors que le pays était de plus en plus instable,  un accord a été trouvé il y a deux semaines, adoptant un nouveau modèle électoral, et le gouvernement a publié le calendrier des élections à venir.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Nemeth

Le calendrier était très attendu, car il devait à tout prix respecter la fin des mandats du Parlement et du président Farmajo, prévus pour fin novembre et début février. Finalement, l’élection du Sénat se déroulera entre le 1er et le 10 décembre, celle de la chambre basse, du 10 au 27 décembre. Les élections cruciales des présidents des deux chambres et surtout du nouveau chef d'État sont planifiées entre le 1er janvier et le 8 février. « Ce calendrier est un signe d’engagement de nos leaders, si ces dates sont respectées », a réagi Abdishakur Mohamed, candidat-député à Mogadiscio.

Fin du suffrage universel

Il faudra débourser 10 à 20 000 dollars pour participer. Une commission indépendante de 21 membres sera enfin chargée de régler les litiges électoraux.
Il reste donc peu de temps pour organiser le vote et appliquer le nouveau système adopté mi-septembre. Baptisé « Electoral Constituency Caucuses », il est proche de celui de 2016, en se voulant plus inclusif, mais tout aussi complexe.

Pour la chambre basse par exemple, 28 000 délégués, presque deux fois plus qu’au dernier scrutin, choisiront des groupes de 101 personnes dans chaque État fédéré. N’appartenant à aucun parti, chaque groupe de 101 Somaliens votera pour un siège à la fois, représentant une communauté.

La Somalie enterre donc son rêve de suffrage universel, pratiqué pour la dernière fois en 1969. Ce projet est devenu irréaliste à cause des conflits et des retards accumulés. Néanmoins, une élection apaisée pourrait sauver la stabilité du pays.

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