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Éthiopie: tensions croissantes entre l’État de Tigré et les autorités fédérales

Vue de la capital tigréenne Mékélé en Éthiopie, le 25 janvier 2018.
Vue de la capital tigréenne Mékélé en Éthiopie, le 25 janvier 2018. Wikimedia Commons Copyleft A. Savin
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Lundi, la région du Tigré arrêtera d'appliquer les nouvelles lois votées au niveau fédéral. Le Tigré a tenu début septembre ses propres élections régionales, sans l'accord d'Addis-Abeba, considérant être les seuls à avoir suivi la Constitution. La menace de désobéissance est un pas de plus vers une fracture.

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Ce lundi 5 octobre, le mandat des parlementaires fédéraux est terminé. C'est la position des autorités tigréennes. Elles estiment que la Constitution n'est pas respectée. Il est en effet prévu que des élections législatives, nationales et régionales, se tiennent avant la fin du mandat des élus qui dure cinq ans. Ces cinq ans se terminent ce lundi. Ce qui fait dire, en substance, aux dirigeants du Tigré : « Les lois, les directives venues d'Addis à partir du 5 octobre. Nous ne les appliquerons pas ».

Crainte d'un conflit armé

Les autorités fédérales répliquent. Le chef d'état-major de l'armée avait prévenu il y a quelques jours qu'il pourrait « être obligé d'utiliser la force contre ceux qui violent la constitution ». Ce que n'a pas exclu le président de la chambre haute du parlement, vendredi 2 octobre.

À Addis-Abeba, on considère en effet que le report des élections générales a été fait dans les règles constitutionnelles prévues. On estime donc que le mandat des élus est toujours valable mais aussi que l'élection récente au Tigré est « nulle et non avenue ».

Bref, les parties campent sur leurs positions. Au point que certains observateurs redoutent que la situation puisse dégénérer jusqu'au conflit armé.

►À lire aussi : Éthiopie: victoire sans appel du parti TPLF dans un scrutin au Tigré jugé «illégal»

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