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Guinée-Bissau: le mauvais état des routes indigne

(illustration) Pont sur la rivière Corubal.
(illustration) Pont sur la rivière Corubal. Michele D'Amico/Getty
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Guinée-Bissau compte moins de 200 km de routes bitumées et plus de 80% de ces infrastructures se trouvent dans un état de dégradation très avancé selon le ministre de l’Urbanisme et des Infrastructures Fidelis Forbs. Le ministre promet que d’ici 2023 plus de 1 500 km de routes seront construites. Hier, il a inauguré un tronçon de 4 km dans la capitale Bissau, point de départ d'un grand chantier de réfection.

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avec notre correspondant à Bissau, Allen Yero Embalo

A son accession à l’indépendance en 1974, la Guinée-Bissau ne comptait qu’une centaine de kilomètres de route bitumée. Quarante-sept ans après, la situation n’a pas trop évolué.

Le pays compte moins de 200 kilomètres d’espace et plus de 80 % de ses routes sont dans un état dégradation avancé. C’est le constat amer que fait le nouveau ministre de l’Urbanisme et des Infrastructures, Fidelis Forbs. « Nous avons 83% de routes dans un état de dégradation avancé, 17 sont encore acceptables. L’idée est de renverser cette tendance pour avoir d’ici 2023 83% de bonnes routes »

Les fortes pluies qui se sont abattues sur le pays cette année et l’absence de projets de réhabilitation des routes sont autant de facteurs qui ont contribué à cette situation.

Du coup, rallier la capitale Bissau à partir de la plupart des villes du pays est devenu un véritable parcours du combattant pour les transporteurs. Dibi est chauffeur de bus. Son véhicule vient de s’embourber, interrompant, du coup, le trafic sur l’axe Gabu-Bissau.

Par solidarité, d’autres transporteurs sont venus l’aider à sortir du bourbier. A peine remonté dans son véhicule, il livre sa colère : « nous passons de véritables sacrifices sur ces routes. Parfois nous n’arrivons pas à notre destination à cause de l’Etat de la route. Et pourtant nous payons des taxes. Où passe alors cet argent ? »

Les transporteurs se plaignent de payer des taxes exorbitantes ; de l'argent très souvent détourné.

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