Accéder au contenu principal

Présidentielle ivoirienne: Kouadio Konan Bertin vise les jeunes lors de son investiture

Le candidat à la présidentielle ivoirienne Kouadio Konan Bertin à Abidjan, le 4 octobre 2020.
Le candidat à la présidentielle ivoirienne Kouadio Konan Bertin à Abidjan, le 4 octobre 2020. AFP Photos/Sia Kambou
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En Côte d’Ivoire, à moins d’un mois de l’élection présidentielle, la dernière cérémonie d’investiture a eu lieu ce dimanche à Abidjan. Après Alassane Ouattara, Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié, c’est Kouadio Konan Bertin qui a officialisé ses ambitions présidentielles devant ses partisans.

Publicité

Avec notre correspondante à Abidjan, Jenna Le Bras

Le candidat Kouadio Konan Bertin avait fait un pari risqué, celui de remplir l’amphithéâtre du Palais de la culture de Treichville : 2 500 places. Pari relevé. Toute la journée, de nombreux partisans survoltés ont dansé, chanté et acclamé leur candidat dans une ambiance décontractée, pour ne pas dire intrépide par moment. « Levons-nous pour notre candidat Kouadio Konan Bertin ! », s'exclame une femme à la tribune.

Dans son discours, il explique ce qui le motive à se présenter : « Cette élection devrait être un moment précieux où nous débattons et décidons pacifiquement de notre avenir. Hélas, déjà, les ferments de la division se répandent. Face à cette situation de péril, oui, j'ai décidé de présenter ma candidature à l'élection présidentielle. »

Sous la musique de DJ Arafat, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », est apparu vêtu en blanc et violet, les couleurs qu'il a choisies pour battre campagne. Il s’est adressé en priorité aux jeunes et aux femmes. Il y avait dans l’assistance des partisans convaincus, mais aussi beaucoup de gens venus par curiosité. « On ne le connaît pas trop, on a envie de savoir ce qu’il propose », a expliqué Rose.

Pas d'appel à la désobéissance civile

L’allocution était plutôt courte, une vingtaine de minutes, mais le candidat a eu le temps de dérouler les grandes lignes de son programme en présentant plusieurs mesures en faveur de la jeunesse et des plus démunis. « On veut un président des jeunes. On ne veut pas la vieille recette. Trop c'est trop ! », s'exclame Martial, un militant convaincu de KKB.

Il en a profité également pour commenter son exclusion récente du PDCI. Il a dénoncé « la guerre des égos qui n’a que trop duré ». « Les Ivoiriens sont fatigués », a-t-il dit au micro de RFI. Sur l’appel à la désobéissance civile lancé par plusieurs partis d’opposition, il a réaffirmé aussi ne pas cautionner des actions qui pourraient renforcer les divisions et provoquer des violences. « Tout ce qui peut amener la violence et la chienlit, je m'en méfie. C'est pourquoi je veux m'attacher aux choses concrètes : le respect de la Constitution. La date qu'elle nous impose, c'est le 31 octobre, et je suis candidat. »

Kouadio Konan Bertin: «Les Ivoiriens veulent qu'on montre autre chose»

►À lire aussi : Côte d'Ivoire : le cacao s'invite dans la campagne présidentielle

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.