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Ethiopie: de nouvelles violences ensanglantent la région de Benishangul-Gumuz

Un marché de la ville d'Asosa, chef-lieu de l'Etat régional de Benishangul-Gumuz (image d'illustration)
Un marché de la ville d'Asosa, chef-lieu de l'Etat régional de Benishangul-Gumuz (image d'illustration) EDUARDO SOTERAS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au moins 12 personnes ont été tuées lundi 12 octobre par des inconnus armés dans l’Etat-région de Benishangul-Gumuz, dans l'ouest du pays. Un nouveau drame alors que plusieurs massacres avec parfois des relents ethniques ont ensanglanté cette zone ces derniers mois.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Les autorités locales insistent : la tuerie n’a pas de racine ethnique. Pour autant les versions divergent. Melese Beyene, porte-parole de l’Etat régional, parle d’un « acte de vengeance après l’assassinat du frère d’un officiel ». Gashu Dugaz, chef du bureau paix et sécurité, évoque lui « des représailles lancées par la famille d’un individu dont on avait volé les armes ». Les autorités parlent en tout cas de plusieurs arrestations…

Les forces de sécurité ont été déployées dans cette région où la présence des soldats est déjà importante. Benishangul-Gumuz se trouve en effet à la frontière soudanaise. C’est aussi là que l’Ethiopie construit son très controversé Barrage de la Renaissance, au-dessus duquel l’espace aérien a été fermé.

L’opposition, représentant notamment le peuple Amhara, conteste la version officielle, assurant qu’il s’agit d’un massacre à caractère ethnique. Le Premier ministre adjoint, Demeke Mekonnen, lui-même d’ethnie Amhara, a même appelé les habitants de la zone à s’armer pour pouvoir se défendre.

Cette région a été touchée par plusieurs bains de sang ces derniers mois. A l’origine des tensions, les experts citent souvent les conflits terriens. Depuis la fin des années 2000, le gouvernement a identifié Benishangul-Gumuz comme une région prioritaire pour le développement agricole. Des centaines de milliers d’hectares avaient été transférés entre les mains d’investisseurs qui n’ont pas pris en compte le partage traditionnel des terres. Beaucoup de zones ont été sous-louées, des habitants expulsés, alimentant le sentiment d’injustice et l’esprit de vengeance.

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