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Guinée: le FNDC publie sa liste des victimes lors de la répression des manifestations

Manifestation à Conakry, le 14 octobre 2019, à l’appel du FNDC, rapidement dispersée par les forces de l’ordre.
Manifestation à Conakry, le 14 octobre 2019, à l’appel du FNDC, rapidement dispersée par les forces de l’ordre. CELLOU BINANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Six jours avant une élection présidentielle où le président sortant Alpha Condé est candidat, le Front national pour la défense de la Constitution, qui lutte depuis un an contre son maintien au pouvoir, a dressé un bilan des victimes, tuées selon le FNDC par les forces de défense et de sécurité au cours de cette année de manifestations. Un bilan de 90 morts contesté par les autorités.

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Avec notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah

Un an après le début de ces manifestations, le Front national pour la défense de la Constitution a publié, ce lundi, un bilan macabre de la répression, dont il se dit victime. Il a dressé la liste des morts qui se comptent par dizaines, selon lui.

« On dénombre 92 tués, dont 56 par armes de guerre. Huit ne sont pas encore identifiés dans la région de Nzérékoré, qui a connu des charniers, par le fait que le régime était en train de cacher sa forfaiture, face au coup d’État qu’ils ont voulu perpétrer le 22 mars 2020 », a déclaré Sékou Koundouno, responsable de la stratégie du Front.

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Albert Damantang Camara, ne nie pas qu’il y a eu des morts violentes, mais nuance ce bilan : « Effectivement, il y a eu des morts violentes. Certains sont morts par balle. L’État est responsable de tout ce qui se passe dans son pays et notamment des morts violentes. On n’a aucun intérêt aujourd’hui à ce qu’il y ait des morts violentes, notamment lors d’événements politiques, encore faudrait-il pouvoir en situer la responsabilité. Et ce que je déplore, dans l’approche qui est faite par un certain nombre d’observateurs, c’est qu’on oublie toutes les déclarations qui ont été faites avant, pendant, et même après le 22 mars, où les leaders de l’opposition ont clairement appelé à la violence ! »

Le FNDC appelle à une nouvelle manifestation vendredi prochain, à quarante-huit heures de la tenue du scrutin présidentiel.

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