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Tunisie: les avocats manifestent contre les pressions des syndicats de policiers

Un policier à Kasserine, dans le centre de la Tunisie, en 2011.
Un policier à Kasserine, dans le centre de la Tunisie, en 2011. AFP PHOTO/JEBBARY
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté vendredi 16 octobre à Tunis et se sont mis en grève générale pour protester contre les pressions sur l’appareil judiciaire, exercées principalement par les syndicats de police.

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Avec notre correspondante à Tunis,  Lilia Blaise

C’est un ras-le-bol qui exprime un problème profond selon les avocats réunis vendredi matin devant le palais de justice de Tunis. L’agression d’une collègue en août dernier par un policier dans un commissariat a provoqué une rupture entre les deux professions, surtout que l’instruction est jusqu’à présent entachée de vices de procédures, selon les dires des avocats. Ils ont aussi dénoncé ce vendredi des rapports de plus en plus tendus entre les citoyens et la police, un malaise qui se ressent dans le travail judiciaire soumis à des pressions de la part du corps sécuritaire.

La plupart des avocats disent ne pas avoir de problèmes direct avec les policiers sur le terrain mais plutôt avec leurs syndicats dont la représentation et l’organisation reste floue. C’est donc tout un système judiciaire qui va mal selon les avocats qui demandent une police républicaine et une indépendance de la justice pour préserver l’État de droit. Cette manifestation intervient après qu’un projet de loi de protection des forces armées ait été soumis au Parlement, suscitant des manifestations aussi de la société civile qui dénonce l’impunité des policiers face aux abus et notamment, la violence policière.

Le projet de loi a été retiré entretemps mais les avocats tout comme les ONG mettent en garde sur un possible retour en arrière vers un État policier, plus répressif que protecteur.

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