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Côte d'Ivoire: les principaux partis d'opposition absents de la table des discussions

Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko (ici en mars 2016).
Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko (ici en mars 2016). SIA KAMBOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Pour négocier, l’opposition ivoirienne compte sur la communauté internationale. Le gouvernement avait convié les partis et groupements politique à une « séance de travail » sur le « cadre d’organisation du scrutin », alors que le pays connait une crise politique à l’approche de l’élection présidentielle. D’abord prévu pour le 14 octobre, puis le 15, la reprise du dialogue entre le gouvernement et les partis politiques s’est finalement tenue ce samedi dans une salle de la primature. Mais les principaux partis ou mouvements d’opposition, PDCI, FPI-AFFI, EDS ne se sont pas présentés.

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Avec notre correspondant à Abidjan,  François Hume-Ferkatadji

C’est en face d’une chaise vide qu’Hamed Bakayoko a pris place à la table du dialogue politique. Seuls les représentants du RHDP, et d’autres petits partis peu significatifs, étaient présents. Avant de débuter les échanges, le Premier ministre a dénoncé la stratégie de l’opposition qui consiste, selon lui, à créer un rapport de force dans le pays, voire des troubles, pour aboutir au report du scrutin.

« Je veux leur dire notre foi en l’aboutissement de ce processus, pour que les gens arrêtent de penser qu’il va il y avoir une situation exceptionnelle pour nous imposer des choses, on a pas besoin de cela. Qu’ils viennent, pour que nous puissions discuter entre frères, dans un dialogue ivoirien, parce que la solution ne viendra jamais de l’extérieur. »

Un dialogue national, c’est justement ce que ne souhaite plus l’opposition qui a perdu confiance dans le gouvernement, et dans les institutions, jugées inféodées au pouvoir. Pascal Affi N’Guessan, président de la branche du FPI-reconnu par les autorités, se défend toutefois de tout refus de dialoguer.

« Cette réunion n’avait plus de raison d’être, il fallait que nous tous nous en remettions à la médiation internationale. Après si nous avons un début de compromis, on peut se retrouver pour finaliser, mais je ne vois pas pourquoi, alors qu’une mission arrive dimanche, convoquer les gens samedi ? Ca n’avait aucun sens, c’était sans objet. »

Une mission de la Cedéo est en effet attendue ce dimanche à Abidjan. Sur la même ligne, Henri Konan Bédié, président du PDCI a écrit dans une lettre, rendue publique hier, vouloir « compter sur la communauté internationale », l’ONU en particulier, pour trouver des solutions à cette crise politique.


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