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Côte d’Ivoire: la question des violences communautaires agite la campagne présidentielle

Un policier marche à côté d'un bus incendié par des manifestants pendant la campagne présidentielle en Côte d 'ivoire. Abidjan le 19 octobre 2020.
Un policier marche à côté d'un bus incendié par des manifestants pendant la campagne présidentielle en Côte d 'ivoire. Abidjan le 19 octobre 2020. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Côte d’Ivoire, en pleine campagne électorale, les partisans de Laurent Gbagbo, qui demandent l’arrêt du processus, accusent le régime d’utiliser des miliciens, les « microbes » pour attaquer les opposants en faisant le lit des violences communautaires. En face, les membres du parti au pouvoir réfutent ces accusations et évoquent des causes plus profondes en parlant des affrontements qui surviennent pendant cette campagne présidentielle.

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Après le passage à Abidjan d'une mission ministérielle de la Cédéao, le FPI-GOR (Gbagbo ou rien) qualifie de « honte » les conclusions de la délégation désavouant l'opposition. Le FPI pro-Gbagbo demande l'arrêt du processus électoral, le report de l'élection, et l'ouverture d'un dialogue. Mais son secrétaire général, Assoa Adou, accuse surtout le régime de convoyer des miliciens, communément appelés « microbes », pour attaquer les manifestants. « Des miliciens du RHDP sont convoyés dans ces localités pour agresser et assassiner des manifestants aux mains nues. En recrutant des individus issus d’un seul groupe ethnique et en les convoyant dans ces localités, monsieur Alassane Dramane Ouattara créé artificiellement une opposition entre les autochtones de ces régions et les allochtones, ce qui constitue un prélude à des affrontements intercommunautaires. Cela peut déboucher dans notre pays, si nous n’y prenons pas garde, à une guerre civile ».

« Pas un fait nouveau »

Le Rhdp, de son côté, réfute ces accusations. « Il n'y a pas de preuves de cette allégation », a répondu Sidi Touré, lors d'une conférence de presse au siège du parti. Pour le porte-parole de la campagne d'Alassane Ouattara, les violences qualifiées de « communautaires » ont une cause plus profonde.  « La question des violences communautaires, encore une fois, est un phénomène qui est sociétal, ce n’est pas nouveau. Nous avons souvent des conflits d’éleveurs et des conflits terriens avec des éleveurs. Dans certaines localités, ça arrive et c’est résolu au niveau local par les autorités préfectorales. En réalité, ce n’est pas un fait nouveau. C’est vrai que le contexte électoral met en lumière l’évidence communautaire que nous constatons, souvent avec des soubassements idéologiques, politiques, mais cela est traité dans le cadre structurel des violences ordinaires constatées en milieu rural ».

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