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Mali: qui sont les assaillants de Farabougou?

Combattants jihadistes au Mali. (Illustration).
Combattants jihadistes au Mali. (Illustration). AP Photo/File
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que l’attaque puis le blocus de Farabougou n’ont fait à ce jour l’objet d’aucune revendication, que sait-on précisément des hommes armés qui encerclent ce village du centre du Mali ?

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Le calvaire continue pour les villageois de Farabougou, attaqué puis encerclé par des hommes armés qui en interdisent l’accès depuis 16 jours. Les assaillants accusent ses habitants d’être impliqués dans la mort de membres de la communauté peule, et notamment d’un jeune berger, assassiné au début du mois. Ils présentent ce siège comme une mesure de représailles. 

Les habitants de Farabougou et de nombreuses sources locales parlent unanimement de ces assaillants comme de « jihadistes ». Un terme également utilisé par les membres de l’équipe de médiation, en contact avec ces hommes armés via des intermédiaires, et qui expliquent que les assaillants se revendiquent eux-mêmes comme tels. Sans toutefois confirmer leur appartenance à un groupe en particulier.

Certains médiateurs estiment que, selon leurs propres « observations », il pourrait s’agir de combattant du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dirigé par Iyad Ag Ghaly et lié à Al Qaeda au Maghreb islamique. Ils pensent même qu’il s’agirait, plus précisément, des hommes d’Amadou Kouffa, prédicateur malien qui a fondé le Front de libération du Macina, aujourd’hui appelé Katiba Macina.

Sans pouvoir l'affirme de manière certaine, plusieurs sources, militaires ou sécuritaires, partagent cette analyse. L’une d’entre elles rappelle que Farabougou se trouve non loin de la forêt de Ouagadou qui sert régulièrement de refuge à ces groupes terroristes. Surtout, de nombreuses attaques menées par le passé dans des localités toute proches – à Nampala, Diabaly, Sokolo, ou encore Niono – ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et, pour certaines, par la Katiba Macina précisément.

À ce jour, l’attaque puis le blocus de Farabougou n’ont fait l’objet d’aucune revendication.

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