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Présidentielle en Guinée: violents heurts entre manifestants et policiers à Conakry

Des policiers répondent aux manifestants à Conakry le 21 octobre 2020.
Des policiers répondent aux manifestants à Conakry le 21 octobre 2020. AP Photo/Sadak Souici
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Guinée, de violents heurts ont éclaté entre policiers et émeutiers ce mercredi 21 octobre. Selon le gouvernement, neuf morts sont à déplorer dans le pays depuis lundi, dont six par balle et un policier lynché à mort, ainsi que de nombreux blessés et dégâts matériels. Ce bilan pourrait être plus lourd, selon l’opposant Cellou Dalein Diallo qui parle lui de 16 décès dont une dizaine ce mercredi.

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Avec notre correspondant à Conakry, Carol Valade

Des dizaines et des dizaines de jeunes sortent des ruelles pour envahir la route. Barricades en feu, jets de pierre, le face à face avec les forces de l'ordre, qui répondent avec des pierres, des frondes et des gaz lacrymogènes, est tendu.

La scène se déroule au quartier de Wanidara en haute banlieue de Conakry. Elle s'est répétée toute la journée le long de la route Le Prince qui traverse des zones réputées favorables à l’opposition. Depuis l’aube, une épaisse fumée noire envahit le ciel de ces quartiers. Les habitants, terrés chez eux, vivent au rythme des coups de feu. Le siège de la Croix-Rouge guinéenne est saccagé et l’accès au centre ville est fortement restreint.

Le chef de l’État Alpha Condé appelle « au calme et à la sérénité ». « Si la victoire me revient, je reste ouvert au dialogue et disponible à travailler avec tous les Guinéens », promet-il.

Des images de blessés graves, la plupart extrêmement jeunes, envahissent les réseaux sociaux sans que nous soyons en mesure de les vérifier. Dans son communiqué, le gouvernement annonce des enquêtes et « condamne » une « stratégie du chaos orchestrée pour remettre en cause le scrutin du 18 octobre ».

Des heurts ont également éclaté à Coyah et Dubreka en Basse-Côte
ainsi que dans presque toutes les villes de Moyenne-Guinée où des édifices publiques ont été saccagés selon le gouvernement.

Je vais rentrer chez moi. On reste jusqu'à ce qu'il y ait un peu d'apaisement. On a peur.

Les Guinéens s'inquiètent des violences post-électorales

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