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RDC: le FCC veut boycotter la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle

La prestation de serment des juges nommés à la Cour constitutionnelle fait polémique au sein de la coalition au pouvoir en RDC (image d'illustration)
La prestation de serment des juges nommés à la Cour constitutionnelle fait polémique au sein de la coalition au pouvoir en RDC (image d'illustration) TONY KARUMBA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le bras de fer se poursuit entre, d'un côté, les présidents des deux chambres du parlement, et de l'autre côté, le président de la République autour de la prestation de serment des juges récemment nommés à la Cour constitutionnelle. Le FCC, famille politique de l'ex-président Kabila, pourtant associé au Cach du président Tshisekedi, a décidé de boycotter la cérémonie prévue au palais du peuple. Les deux alliés de la coalition au pouvoir sont, encore une fois, en désaccord.

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Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

Mardi, la famille politique de l'ex-président Joseph Kabila a réuni ses membres pour leur demander de ne pas participer à la cérémonie de prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle.

Pour le FCC, les dernières nominations dans la magistrature violent la Constitution. Une accusation de l'indépendant Théodore Ngoy, que soutiennent le professeur Nyabirungu Mwene Songa et plusieurs autres juristes du camp Kabila. Un groupe de sénateurs de cette obédience a même saisi la Cour constitutionnelle en interprétation de la Constitution, dans l'espoir de faire suspendre la cérémonie de prestation de serment prévue aujourd'hui.

De leur côté, les soutiens du président Félix Tshisekedi ont, mardi également, appelé à une mobilisation de tous ses partisans pour que l'événement soit une réussite. Selon le député UDPS André Mbata, une requête en interprétation de la Constitution ne peut pas annuler une ordonnance ni suspendre son application.

Quant au professeur Alphonse Ntumba Luaba, il soutient que le serment est prêté devant le président de la République, qui en prend acte. « Les autres institutions ne font qu'assister à la cérémonie », ajoute-t-il. C'est donc un bras de fer qui aggrave une crise qui s'est déjà installée dans la coalition et dont l'issue est incertaine.

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