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Kenya: le rapport BBI pour pacifier les processus électoraux remis au président Kenyatta

Le président Kenyatta à Nairobi, le 11 février 2020.
Le président Kenyatta à Nairobi, le 11 février 2020. REUTERS/Njeri Mwangi/File Photo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le rapport BBI, Bulding Bridges Initiative, a été remis au président Kenyatta et son principal opposant Raila Odinga. Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail d’un comité mêlant élus, experts ou encore religieux. Le projet a fait suite à la dernière crise électorale de 2017, aux violences et à la réconciliation d’Uhuru Kenyatta et Raila Odinga en mars 2018.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Németh

Dans sa chemise blanche immaculée, le président Kenyatta était d’humeur rieuse pour recevoir le rapport BBI. Les recommandations des experts touchent au cœur des institutions et notamment de l’exécutif. Ils proposent la création d’un poste de Premier ministre, nommé par le président, de deux Premiers ministres adjoints, et d’un chef officiel de l’opposition, qui sera le candidat ayant fini deuxième de l’élection.

La conclusion de ce rapport est historique selon le président Kenyatta : « Nous sommes dans un moment particulier de notre histoire, ou nous pouvons nous rassembler, examiner tous ces problèmes qui nous empêchent d’avancer et les rectifier ensemble. Ne manquons pas cette opportunité. Ce n’est pas un document contre un individu ou une communauté. C’est un rapport pour la postérité. »

Un exécutif plus inclusif

Les experts ont écrit qu’après chaque élection, le Kenya tombait dans l’instabilité, car le vainqueur emportait tout, laissant de côté des millions d’électeurs. Ils recommandent un exécutif plus inclusif, pour éviter de générer de l’amertume. Le document propose aussi de nombreuses réformes au sein de la justice, l’éducation ou encore la santé.

Les experts ont abouti après avoir parcouru le Kenya pendant des mois, à l’écoute des communautés. Raila Odinga, chef du parti ODM : « Nous avons réussi à saisir l’origine des problèmes kenyans. Ce n’est pas un exercice inutile. Car comment voulez-vous régler ces questions si nous ne savons pas quel est le problème. Nous voulions que les Kenyans parlent et ils ont parlé. Avec ce rapport, nous voulons créer une société meilleure pour les générations futures. »

Le rapport va être débattu, éventuellement amendé, passer devant la commission électorale, dans les assemblées des comtés puis au Parlement. Sa version finale devrait être adoptée par référendum.

►À lire aussi : Kenya: la tension à son comble au plus haut sommet de l’État

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