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RDC: la société civile dans l’expectative après le discours de Tshisekedi

Le président Tshisekedi. (photo d'illustration)
Le président Tshisekedi. (photo d'illustration) ISSOUF SANOGO / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans son discours, le chef de l’État congolais a pointé les divergences au sein de la coalition au pouvoir avec son partenaire, le FCC de Joseph Kabila, et a annoncé dès la semaine prochaine des consultations en vue de former une « union sacrée ». On attend toujours la réaction officielle du FCC. Pas non plus de réaction du côté de Lamuka. Seule la société civile a commencé à se prononcer.

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Avec notre correspondante à Kinshasa,  Sonia Rolley

Beaucoup d’organisations sont encore en train de débattre en interne pour définir une position commune. Mais pour Carbone Beni, coordonnateur de Filimbi, il y a déjà un point positif, c’est le constat fait par le chef de l’État. « Dans ses constats, il a clairement lui-même dit que ça ne marche pas, c'est une coalition qui a fait reculer notre pays, une coalition qui a plus produit d'entraves au développement économique de notre pays. Il a parlé de la diplomatie, des élections, de la Céni. C'est clair. Nous avions dit depuis longtemps que cette coalition ne joue le jeu que pour nous faire reculer. Coalition de mauvaises élections de 2018. »

► Lire aussi : RDC: le président Tshisekedi annonce des consultations en vue d'«une union sacrée»

Pour la conférence épiscopale, le constat et l’idée de consultations vont dans le bon sens, mais il faut éviter que cela tourne en « partage de gâteau » entre acteurs politiques. « Avec la proposition de consultation qui devrait mener - et c'est cela notre souhait - à un autre système de gouvernance, nous croyons que nous pouvons avoir des lendemains meilleurs. Mais on n'est pas naïfs parce que le risque est grand que ces consultations soient orientées dans le sens du partage du gâteau. ce n'est pas ce que le peuple congolais attend », explique l’abbé Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco.

Avant et pendant les élections de 2018, la société civile, l’Église catholique et les mouvements citoyens en tête, s’étaient mobilisés pour demander à Joseph Kabila de quitter le pouvoir et ne cessaient de dénoncer depuis la gabegie au sein des institutions.

En outre, à ce jour, la coalition présidentielle, Cach, regroupe 47 députés sur 500. Il en faudrait 251 pour avoir la majorité absolue et mettre à l'abri un gouvernement d'union nationale. Peut-il y arriver ? L'avis du ministre de la Communication David Jolino Makelele.

D'abord, au sein de Cach, il n'y a pas de problème : tout le monde est d'accord pour soutenir l'action du chef de l'État...

David Jolino Makelele

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