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Tchad: l’ONU appelle à une gestion coordonnée des réfugiés fuyant Boko Haram

L'ONU déplore le manque de coordination dans la gestion des réfugiés dans la région du lac Tchad. Ici, des réfugiés nigérians dans le campement Dar es Salaam de l'ONU, près de Baga Sola, au Tchad, en 2019.
L'ONU déplore le manque de coordination dans la gestion des réfugiés dans la région du lac Tchad. Ici, des réfugiés nigérians dans le campement Dar es Salaam de l'ONU, près de Baga Sola, au Tchad, en 2019. RFI/Laura Angela Bagnetto
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Face aux activités de Boko Haram, le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés appelle à une meilleure coordination sur l’assistance aux réfugiés fuyant le groupe terroriste. Selon Papa Kysma Sylla, seulement un effort commun des pays du lac Tchad peut permettre d’arriver à bout du phénomène terroriste, a dit le nouveau représentant du UNHCR après une visite de terrain d’une semaine au Tchad.

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Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

Autour du lac Tchad, les opérations contre les islamistes de Boko Haram ne sont pas toujours coordonnées, à tel point que certains pays riverains ne coupent pas la retraite aux islamistes. Ceux-ci ont alors le temps de s’organiser pour revenir à l’assaut.

C’est pourquoi le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Tchad plaide pour une action concertée des pays riverains. Cela non seulement en matière sécuritaire, mais sur le plan du développement aussi, en s’appuyant sur la Commission du bassin du lac Tchad« Nous restons convaincus que régler les problèmes au Tchad simplement ne réglera pas le mouvement des populations autour du lac géographique, car cela implique plusieurs pays, explique le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés Papa Kysma Sylla. Si on règle le problème au Tchad, ça ne fera qu’être un appel d’air pour les autres populations qui vivent de l’autre côté du lac. C’est une approche régionale, avec un échange pour définir une stratégie commune. Cela pour la situation des déplacés, mais aussi des réfugiés. »

Réagir de manière concertée ne devrait pas se faire seulement sur le plan militaire, mais il faut que les programmes d’aide et de développement soient le fruit d’un consensus entre les quatre pays riverains du lac Tchad. Cela de sorte que le réfugié ou le déplacé au Tchad ne se sente pas mieux traité que la victime de Boko Haram au Cameroun, au Niger ou au Nigeria.

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