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Reportage

Covid-19: dimanche agité devant les églises gabonaises qui voulaient rouvrir

La cathédrale Sainte-Marie de Libreville en 2018 (Image d'illustration).
La cathédrale Sainte-Marie de Libreville en 2018 (Image d'illustration). Wikimedia Commons CC BY 2.0 David Stanley
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le dimanche était très mouvementé devant les paroisses de l’Église catholique. Le clergé a voulu ouvrir ses églises, fermées depuis mars pour lutter contre le coronavirus, sans l’autorisation du gouvernement qui prévoit la réouverture des lieux de culte au 30 octobre.

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Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Dans le 6e arrondissement de Libreville, Mireille Medza est venue prier dans sa paroisse de Nzeng-Ayong. Elle est choquée par la forte présence policière : « C’est vraiment pathétique. Empêcher la maison de Dieu de s’ouvrir après six mois de fermeture, les autorités sont allées trop loin »

Jet de grenades assourdissantes

Dans un communiqué, la police a reconnu plusieurs interpellations, mais toutes les personnes ont été relâchées. Le commandant Alain Koumba Mouguengui, commissaire du Littoral, explique pourquoi des lacrymogènes ont été tirés dans la cour d’une paroisse d’Oyem, l’église Saint Charles Lwanga, au nord : « Le non-respect des mesures barrières et le refus de se disperser ont conduit à l’usage d’une réponse adaptée par le jet de deux grenades assourdissantes ».

Monsieur Ruffin Ngoubou, vicaire général, regrette ce qui s’est passé : « C’est vraiment dommage. Nous ne venons que pour prier. On ne peut pas empêcher les gens d’aller prier lorsqu’on sait que même quand on a tout perdu, parler à Dieu reste un droit légitime. »

Dimanche prochain, les églises pourront ouvrir, mais le clergé réclame aussi le retrait des mesures restrictives imposées par le gouvernement.

►À lire aussi : Covid-19 au Gabon: le bras de fer sur la réouverture des églises se poursuit

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