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Le Cameroun pointe les séparatistes anglophones du doigt après l’attaque d’une école

Des élèves, parents et professeurs manifestent à Kumba, le 25 octobre 2020, après une attaque meurtrière dans une école dans cette ville du Cameroun anglophone.
Des élèves, parents et professeurs manifestent à Kumba, le 25 octobre 2020, après une attaque meurtrière dans une école dans cette ville du Cameroun anglophone. REUTERS/Josiane Kouagheu
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Cameroun est toujours plongé dans l’émotion après le massacre perpétré samedi 24 octobre par un groupe armé dans une école de Kumba, dans le Sud-Ouest anglophone, dont le bilan s'est alourdi : au moins sept morts et plus d'une dizaine de blessés, dont certains dans un état grave. Alors que les auteurs de cette attaque n'ont pas encore été formellement identifiés, le gouvernement accuse les séparatistes.

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Avec notre correspondant à Yaoundé, Polycarpe Essomba

Un peu comme pour évacuer la colère, plusieurs centaines d’habitants de Kumba ont manifesté dimanche 25 octobre dans les rues de leur ville. Ils brandissaient des pancartes où on pouvait lire, entre autres : « La vie de nos enfants compte », « Stop à la guerre » ou « Trop, c’est trop ». Des messages qui sont l’expression d’une exaspération largement partagée après ce massacre exceptionnel dans une école désormais martyre.

Toute la journée, le film de l’horreur a continué à être diffusé dans les médias. Ainsi a-t-on appris que les assaillants ont attaqué ces jeunes élèves avec des armes à feu et des machettes. Le concert de condamnations s’est lui aussi poursuivi, dominé par l’incompréhension sur le mobile d’un tel massacre.

À côté de cette émotion toujours aussi vive, les Camerounais crient à la justice pour les victimes. Justice, oui, mais contre qui ? Pour le gouvernement, il ne fait pas de doute que les auteurs sont les séparatistes anglophones et il promet de les faire payer.

Mais pour certains observateurs, cette version des faits est encore à prendre avec beaucoup de prudence : seule une enquête indépendante peut permettre de faire la lumière sur ce samedi noir.

Selon le coordinateur des Médecins sans frontières dans le sud-ouest du Cameroun Alberto Jodra, l’attaque à Kuma est «une tragédie indécente qu'aucune idéologie ne peut justifier»

À lire aussi : Cameroun anglophone: un conflit oublié, une grave crise humanitaire

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