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Reprise des négociations tripartites autour du barrage de la Renaissance

Le barrage de la Grande Renaissance sur le Nil en Éthiopie, le 26 septembre 2019.
Le barrage de la Grande Renaissance sur le Nil en Éthiopie, le 26 septembre 2019. REUTERS/Tiksa Negeri
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors qu'elles avaient été interrompues il y a deux mois après que Le Caire avait claqué la porte, les négociations entre l'Égypte, le Soudan et l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance ont pu reprendre mardi 27 octobre à l'initiative de l'Union africaine (UA). Les trois pays se retrouvent dans un climat tendu, cinq jours seulement après les propos incendiaires tenus par Donald Trump.

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Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Noé Hochet-Bodin

Après deux mois d'interruption, les négociations se tiennent par visioconférence. Mais c’est peu dire que réunir les trois pays autour d’une même table est un exploit. Ce tour de force est à mettre à l’actif de Cyril Ramaphosa, président d'Afrique du Sud et de l'Union africaine (UA).

L’Égypte avait claqué la porte du dernier round de négociations il y a deux mois, Le Caire accusait Addis-Abeba de vouloir faire capoter l'accord et de le priver des eaux du Nil. Le président sud-africain se dit même confiant quant à la signature d’un accord après quelques jours de pourparlers.

Pourtant, le climat n’a jamais été aussi délétère avant d’entamer les discussions. D’abord à cause de l’étincelle allumée par Donald Trump samedi dernier lorsqu’il sous-entendait que l’Égypte risquait de finir par faire sauter le barrage.

►À lire aussi : Barrage de la Renaissance : l’Éthiopie accuse Trump d'« incitation à la guerre » après ses déclarations

Ensuite, car l’Éthiopie a fermé son espace aérien à la frontière avec le Soudan pour parer à d’éventuelles attaques. Enfin, car la première phase de remplissage du barrage de la Renaissance a été effectuée en août malgré l’absence d’un accord international.

Pour les trois délégations, c’est toujours le même point d’interrogation. A quel rythme l’Éthiopie peut remplir son barrage sans priver ses deux voisins des eaux du Nil ? Ce fleuve, qui coule sur quelque 6 000 kilomètres, est une source d'approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d'Afrique de l'Est. Le Caire et Khartoum, en aval du fleuve, souhaitent un accord, notamment sur la gestion du barrage.

Une source éthiopienne confie que les trois parties sont dans de meilleures conditions pour négocier. C’est au moins vrai pour Addis-Abeba, en position de force après avoir prouvé cet été qu’elle était capable de remplir son barrage toute seule. Le Caire et Khartoum sont eux obligés de relancer le dialogue sous peine de voir l’histoire se répéter à l’été 2021, date à laquelle l’Éthiopie a annoncé vouloir procéder à la deuxième phase de remplissage.

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