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En Tanzanie, les élections générales s’ouvrent dans un climat tendu

Le personnel militaire tanzanien a déjà voté, ici à Dodoma, le 27 octobre 2020.
Le personnel militaire tanzanien a déjà voté, ici à Dodoma, le 27 octobre 2020. AP Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Près de 29 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mercredi 28 octobre pour les élections présidentielle, législatives et locales. Les bureaux ouvriront de 7h à 16h. Les yeux sont rivés vers la présidentielle où 15 candidats se disputent la tête de l’État. John Magufuli, élu en 2015, est candidat à un second quinquennat. Une élection sous surveillance avec déjà des violences et un pouvoir accusé d’autoritarisme. À Zanzibar, l’opposition accuse la police d’avoir tué dix personnes et arrêté une centaine de personnes.

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Avec notre correspondant à Nairobi,  Sébastien Németh

Premier signe d’ambiance délétère : le territoire semi-autonome de Zanzibar a voté hier avec un jour d’avance. ACT-Wazalendo a accusé l’armée de tentative de fraudes. Selon le parti d’opposition, des habitants auraient vu des bulletins pré-marqués et tenté de bloquer la livraison du matériel électoral. La police aurait tiré sur la foule. Les autorités ont reconnu l’utilisation de gaz lacrymogène pour empêcher que des manifestants n’envahissent des bureaux. Par contre, elles nient avoir tué qui que ce soit.

Le candidat du parti à la présidentielle, Maalim Seif Sharif Hamad, a quant à lui été arrêté hier matin à un bureau de vote. La police a confirmé l’interpellation, sans en donner les raisons.

De quoi inquiéter pour le scrutin dans le reste du pays aujourd’hui, alors que le président Magufuli est accusé de dérive autoritaire. Depuis 2016, les meetings politiques sont interdits. Les sondages ont également été suspendus. Selon le Comité de protection des journalistes, au moins une dizaine de médias ont été interdits, soit temporairement soit définitivement depuis quatre ans. La plupart des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditation pour couvrir l’élection.

L’opposition elle se plaint régulièrement de menaces. Elle affirme que le pouvoir prépare des fraudes avec la complicité de la Commission électorale (NEC), citant les dizaines de candidats à la députation interdits de se présenter par l’institution. La NEC, elle, a nié avoir un quelconque agenda politique.

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