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«Union sacrée» en RDC: Joseph Kabila consulte les parlementaires du FCC

Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'État à Kinshasa, le 24 janvier 2019.
Le président congolais Félix Tshisékédi et son prédécesseur Joseph Kabila lors de la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'État à Kinshasa, le 24 janvier 2019. REUTERS/ Olivia Acland
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En République démocratique du Congo, l’ancien président Joseph Kabila poursuit ses consultations. Il a convoqué le 29 octobre les députés et les sénateurs à Kingakati. L’objectif est de dégager une stratégie alors que son allié, Felix Tshisekedi, chef de l’État congolais, se cherche une nouvelle majorité, à créer une « union sacrée » qui pourrait lui permettre d’appliquer ses décisions. La coalition de l’ancien président, le FCC, reste majoritaire dans les deux chambres. Mais dans les rangs de l’ancien parti présidentiel, le PPRD, on dit redouter une corruption des députés.

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Avec notre envoyée spéciale à Kinshasa, Sonia Rolley

Avant Joseph Kabila, c’est le secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, Emmanuel Ramazani Shadary, qui a reçu, le 28 octobre, les députés nationaux. Le contenu de son message a été révélé dans le détail hier soir par le magazine Jeune Afrique. L’ancien candidat à la présidentielle leur a dit savoir que certains d’entre eux étaient déjà consultés par l’équipe de Felix Tshisekedi. « Son objectif, c’est d’abord d’isoler le PPRD », leur a-t-il dit, puis de marginaliser le Front commun pour le Congo (FCC).

« Nous ne pouvons pas nous mesurer aux moyens financiers de Joseph Kabila »

Cette crainte vient du fait que l’ancien parti présidentiel compte aujourd’hui 56 députés quand en 2006, ils étaient 111. Créer des coalitions toujours plus larges, au détriment du PPRD lui-même, était pourtant l’une des stratégies employées par Joseph Kabila durant ses deux mandats. Il débauchait dans les rangs de l’opposition, jusqu’à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) elle-même. Ce que redoute la garde rapprochée de l’ancien chef de l’État, c’est de voir débaucher dans ses rangs des partis qu’elle qualifie aujourd’hui de « partis alimentaires ».

Emmanuel Ramazani Shadary a même mis en garde ses députés, assurant que s’ils touchaient de l’argent, il proviendrait du Trésor public. « Prenez de l’argent, mais ne signez nulle part », a-t-il même averti.

Dans l’entourage du président Tshisekedi, on assure que le chef de l’État lui-même ne négociera pas, qu’il va surtout écouter et évaluer sa marge de manœuvre, qu’il ne s’agit pas de distribuer des postes. « Le PPRD nous accuse de faire ce qu’il a toujours fait, mais nous n’allons pas le faire, nous ne pouvons pas nous mesurer aux moyens financiers de Joseph Kabila », confie l’un de ses proches.

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