Accéder au contenu principal

Conflit au Tigré: quelles sont les forces en présence?

Vue de la capitale tigréenne Mekele, en Éthiopie, le 25 janvier 2018. (Image d'illustration)
Vue de la capitale tigréenne Mekele, en Éthiopie, le 25 janvier 2018. (Image d'illustration) Wikimedia Commons Copyleft A. Savin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Cela fait plus de 24 heures que le gouvernement éthiopien a lancé une offensive contre la province du Tigré, à 700 kilomètres au nord de la capitale Addis-Abeba. La tension montait depuis des semaines entre le Tigré et le gouvernement fédéral, après la tentative de sécession de la province début septembre. Le gouvernement qualifie les autorités provinciales de criminelles et compte reprendre le contrôle du territoire. On dispose de peu d’éléments à cause de la coupure complète des réseaux de communication, mais de violents combats auraient eu lieu.

Publicité

Avec notre correspondant régional à Nairobi, Sébastien Nemeth

La région du Tigré a toujours été stratégique militairement pour l’Éthiopie. Elle borde l’Érythrée, avec qui Addis-Abeba a vécu dans un état de conflit permanent pendant plusieurs décennies. C’est donc là que se trouve le commandement Nord, l’un des quatre que compte le pays, avec des soldats postés entre la capitale Mekele et la ville de Dansha.

À lire aussi : L’Éthiopie au bord de la guerre civile

Ce commandement était aux premières loges de la guerre contre l’Érythrée entre 1998 et 2000. Selon les experts, il comprendrait toujours la moitié de l’armée éthiopienne en soldats et en matériel.

La question qui se pose est la suivante : ces troupes fédérales, censées répondre aux ordres d’Addis-Abeba, resteront-elles fidèles au pouvoir central pendant ce conflit ?
Récemment, le Premier ministre avait voulu remanier ces troupes, ce qu’avait formellement refusé il y a deux semaines la région rebelle. Le TPLF (Front de libération du peuple du Tigré) estime en effet que ses hauts gradés lui sont pour la plupart favorables. D’ailleurs hier, les autorités tigréennes ont affirmé que le commandement avait fait défection. Ce qu’a aussitôt nié Addis-Abeba.

La région affirme aussi avoir à disposition une milice paramilitaire qui serait bien armée, menée par d’anciens généraux et composée de vétérans de guerre.
Vu la force tigréenne, ce n’est donc peut-être pas par hasard que le Premier ministre a sorti trois généraux de leur retraite pour l’appuyer dans ces combats.

Enfin, un paramètre à ne pas oublier, c’est l’Érythrée. Asmara a un vieux conflit avec le Tigré. Si les affrontements débordent de l’autre côté de la frontière, les Érythréens pourraient être tentés d’intervenir et de régler leurs comptes avec les Tigréens.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.