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Les attaques contre des écoles se multiplient dans les régions anglophones du Cameroun

Le 25 octobre, au lendemain de l'attaque de l'école de Kumba, les parents d'élèves et professeurs ont manifesté pour dénoncer le massacre.
Le 25 octobre, au lendemain de l'attaque de l'école de Kumba, les parents d'élèves et professeurs ont manifesté pour dénoncer le massacre. REUTERS/Josiane Kouagheu
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après la fusillade qui a coûté la vie à huit élèves dans la ville de Kumba il y a dix jours, quatre autres attaques ont eu lieu mardi et mercredi, sans faire de victime. Mercredi soir 4 novembre, le gouvernement a condamné ces actes « odieux et lâches » visant « à dissuader les parents d'envoyer leurs enfants à l'école et à créer une psychose au sein de la communauté éducative ». Il accuse à nouveau les indépendantistes anglophones d'être derrière ces attaques.

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La liste est accablante. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, René Sadi, fait l'inventaire de deux jours d'attaques. Et le ministre est clair : il accuse les rebelles sécessionnistes. Pourtant, les assaillants ne sont pas formellement identifiés et les attaques n'ont pas été revendiquées.

Mardi, quatre hommes en mobylette armés de fusils de guerre ouvrent le feu contre un établissement d'enseignement secondaire à Bamenda, dans le sud-ouest, avant de s'enfuir. Conséquence : quelques blessures légères suite à un mouvement de panique, mais pas de victime.

Dans la même journée, six enseignants de l'école primaire presbytérienne de Kumbo, dans le nord-ouest cette fois, sont enlevés. Ils sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Une médiation menée par la population locale est en cours, appuyée par les forces de défense et de sécurité, selon le gouvernement.

Mercredi à Limbé, dans l'extrême sud-ouest, une dizaine d'hommes armés font irruption dans un collège, terrorisent et violentent élèvent et professeurs, et incendient les locaux.

Enfin, à Fundong, à 60 km au nord de Bamenda, huit élèves du lycée bilingue de la ville ont été enlevés sur le chemin de l'école avant d'être rapidement relâchés.

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