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Côte d'Ivoire: face au statu quo précaire, l'inquiétude pèse chez les commerçants

La police déployée devant le domicile d'Henri Konan Bédié à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 3 novembre 2020.
La police déployée devant le domicile d'Henri Konan Bédié à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 3 novembre 2020. RFI/Benjamin Avayou
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En Côte d’Ivoire, le bras de fer se poursuit entre le pouvoir et les partis d’opposition. Depuis mardi 3 novembre, les résidences de l’ex-président Henri Konan Bédié et celles des autres principaux leaders sont toujours encerclées par les forces de l’ordre. Cela fait suite à l’annonce des opposants, lundi dernier, de la création d’un conseil national de transition, qui s’apprêtait à nommer un gouvernement. Cette nouvelle crise politique affecte directement l’activité économique du pays, notamment chez les petits commerçants qui craignent un regain de violence.

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Avec nos correspondants en Côte d'Ivoire, Sidy Yansané et Judith Diarra

La commune de Cocody reprend vie petit à petit. Depuis le début de la semaine, les commerces rouvrent progressivement. Cette responsable d’une boutique spécialisée dans les lunettes de vue, a rouvert depuis lundi mais elle a dû changer les horaires d’ouverture du magasin : « Si on reste dans la maison, on n'aura pas à manger. On est obligés de venir travailler. On reprend progressivement. Je remets tout entre les mains de Dieu et puis je viens parce que je me dis que, quelles que soient les dispositions que je vais prendre, si c'est mon jour, ce sera mon jour. »

En effet, les rues de Cocody sont anormalement vides dès le début de soirée. La peur que les violences du passé ressurgissent domine les esprits. Fofana est couturier de profession : « La petite peur, la petite crainte reste toujours. Donc, on demande à nos dirigeants d'y penser. Surtout pour nous, qui sommes dans des activités informelles, ce n'est pas facile, parce que nous avons des charges, des responsabilités et lorsque nous ne pouvons exercer notre travail librement, ça a des coûts pour nous. Aujourd'hui, on ferme un peu plus tôt. Quand à une certaine heure, on sent que les rues commencent à se vider, qu'on ne sait plus qui est qui, on prend nos précautions, on rentre carrément chez nous. »

Les commerçants espèrent que la situation se normalisera d’ici la semaine prochaine. En attendant, chacun et chacune évite de s’attarder sur les débats politiques, habituelles sources de tension dans le pays.

Des habitants de Bouaké ont pu regagner leur ville

Dans le centre-nord du pays, des centaines de passagers profitent à Bouaké de jours plus calmes après les tensions du week-end et du début de semaine. Ils avaient été coincés à Yamoussoukro en raison des barrages, et étaient restés livrés à eux-mêmes. Mais ils ont finalement pu rentrer chez eux.

Même si le trafic semble reprendre, les compagnies de transport jouent la carte de la prudence. Pour une moyenne de vingt départs d'ordinaire, UTB, le géant du transport ivoirien, a préféré limiter ses voyages à quatre bus.

À Bouaké, le soulagement de quelques centaines de passagers

 

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