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Présidentielle au Burkina Faso: le MPS en campagne sans son candidat Yacouba Isaac Zida

Les militants du MPS en campagne à Ouagadougou avant les élections du 22 novembre au Burkina Faso, le 15 novembre 2020.
Les militants du MPS en campagne à Ouagadougou avant les élections du 22 novembre au Burkina Faso, le 15 novembre 2020. RFI/Carine frenk
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En vue de la présidentielle et des législatives qui auront lieu le 22 novembre, le MPS de Yacouba Isaac Zida mène une campagne de proximité en l’absence de son candidat. En effet, l’ancien Premier ministre de la transition vit en exil au Canada. Annoncé à plusieurs reprises à Ouagadougou, il n’est pas encore rentré au pays à cause d’un mandat d’arrêt pour « désertion en temps de paix et refus d’obéissance ».

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Avec notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Carine Frenk

Une trentaine de militants du MPS parcourent les allées du marché de Dassasgho. Parmi eux, Issaka Ouédraogo montre aux commerçants un spécimen du bulletin de vote.

« On est venu ce matin vous présenter le candidat Yacouba Issaac Zida, mettez l’encre ici, là Yacouba Issaac Zida, il vaut mieux faire le bon choix. Vous êtes des commerçants et sans la sécurité on ne peut pas faire le commerce. Zida, c’est un général, c’est lui qui peut ramener la sécurité au Burkina Faso », explique-t-il.

Mais la question de sa présence à l’étranger revient sans arrêt : « Pourquoi il est à l’extérieur, il va venir ? Parce que nous, on voudrait qu’il vienne », confie une femme croisée sur le marché. Un peu plus loin, un homme fait part de sa réserve : « Moi, je ne peux pas voter quelqu’un qui n’est pas dans son pays. »

Son avenir politique en question

D’après Augustin Loada président du MPS, des requêtes ont été déposées devant la justice pour obtenir la levée du mandat d’arrêt. De son côté, Issaka, le militant, garde espoir, il reste cinq jours de campagne. « Zida a dit qu’il sera là, quand il dit, nous on croit, même s’il ne vient pas le combat continue ! »

Est-ce que celui que certains surnomment déjà « le candidat par contumace » a voulu profiter de la campagne pour pousser les autorités à lever le mandat d’arrêt, cherche-t-il à montrer qu’il faudra compter avec lui ? « Attention, averti un analyste, s'il réalise un score trop faible il pourrait tout aussi bien hypothéquer son avenir politique. »

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