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Nigeria: un grand musée d'art en projet pour accueillir les bronzes du royaume du Bénin

Plaques en bronze de Benin City au British Museum.
Plaques en bronze de Benin City au British Museum. Domaine public
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un projet muséal et archéologique de grande envergure vient d’être lancé au Nigeria, dans la ville de Benin City, pour accompagner le retour sur le sol africain des œuvres d’art pillées par les Anglais lors de leur invasion de la ville en 1897. Les premières images du futur musée d’Edo pour l’art ouest-africain – l’Emowaa –  ont été dévoilées il y a quelques jours dans la ville. Mais le projet « Redécouvrir le Bénin » va au-delà de la simple restitution.

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Avec notre correspondante à Lagos,  Liza Fabbian

Le retour des bronzes du royaume du Bénin en Afrique serait l’événement le plus important depuis l’indépendance, pour certains. Le projet de musée tout juste lancé dans la ville de Benin City est en tout cas l’un des plus ambitieux jamais mis en œuvre en Afrique.

► Lire aussi : Le Nigeria nostalgique des oeuvres d'art pillées à Benin City

Cela fait plus de deux ans qu’un dialogue est engagé entre les autorités traditionnelles, le gouverneur de l’État d’Edo et plusieurs musées européens pour donner un écrin à ces œuvres d’art exceptionnelles, disséminées à travers toute l’Europe.

Et c’est l’architecte star d’origine ghanéenne, David Adjaye, qui a été choisi pour piloter ce projet, qui pourrait permettre une véritable « renaissance de la culture africaine » dans la région, selon lui.

En effet, la construction du musée pour le Royaume du Bénin dans le coeur historique de la ville de Benin City, donnera lieu d’importantes fouilles archéologiques. Le chantier durera cinq ans et permettra de mettre au jour d’autres artefacts, qui seront exposés par la suite.

À terme, le musée d’Edo pour l’art africain devrait accueillir l’ensemble le plus complet au monde de bronzes du Bénin. Certaines pièces seront restituées de manière permanentes, d’autres prêtées par les musées européens. Le British Museum, l’un des grands partenaires de ce projet, détient à lui seul plus de 900 bronzes pillés pendant la période coloniale.

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