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Reportage

Élections au Burkina Faso: le défi logistique de la Céni

Un bureau de vote de Ouagadougou lors de l'élection présidentielle au Burkina Faso, le 29 novembre 2015 (image d'illustration).
Un bureau de vote de Ouagadougou lors de l'élection présidentielle au Burkina Faso, le 29 novembre 2015 (image d'illustration). RFI/O.Rogez
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La Céni travaille d’arrache pied pour l’organisation des élections couplées de dimanche, la présidentielle et les législatives. Pour la Céni, c’est un véritable défi logistique, notamment pour les parties du pays qui sont en zone rouge.

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Avec notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Carine Frenk

La Céni a fait du Palais des sports son centre névralgique pour la logistique. C’est là que sont stockés et conditionnés les 21 155 kits de matériels, notamment les bulletins de vote et les procès-verbaux, destinés aux 21 155 bureaux de vote du pays.

« Nous sommes en train de conditionner les différents kits pour les envoyer dans les différents bureaux électoraux, décrit Carole Gansoré, manutentionnaire de la Céni. Dans un kit, il y a le nécessaire pour pouvoir voter, pour pouvoir sceller les différentes urnes et éviter toute fraude. Il y a aussi de quoi nettoyer les mains, une banderole, de l’encre, des stylos… »

Acheminer le matériel en zone rouge

La principale difficulté sera d’acheminer tout le matériel en zone rouge. Newton Ahmed Barry, président de la Céni explique comment ils procèdent : « Dans cette partie du territoire difficile, le convoyage se fait par hélicoptère. Une fois que le matériel est déposé dans la commune, les forces de défense et de sécurité accompagnent le matériel dans les différents bureaux de vote avec le matériel électoral. C’est comme ça que ça va fonctionner. Et pour le reste : c’est par la route. » À cause de l’insécurité, le vote ne sera pas organisé dans 15 communes.

Pour organiser ces élections, le budget a été de 90 milliards de francs CFA (13 millions d’euros). Et c’est un immense défi logistique. Newton Ahmed Barry le confirme : « C’est un travail minutieux parce qu’il ne faut pas qu’un document manque. Notre challenge, c’est que les bureaux de vote ouvrent partout le 22 novembre à 6 heures. »

►À écouter aussi : Reportage - Burkina Faso: électeurs ou non, les déplacés de Kaya placent leurs espoirs dans le scrutin

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