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Ouganda: colère dans les rues de Kampala après une nouvelle arrestation de Bobi Wine

Le candidat à la présidentielle ougandaise et opposant Bobi Wine a été une nouvelle fois arrêté (image d'illustration).
Le candidat à la présidentielle ougandaise et opposant Bobi Wine a été une nouvelle fois arrêté (image d'illustration). REUTERS/James Akena/File Photo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

De violents heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu mercredi 18 novembre à Kampala, la capitale ougandaise. Au moins sept personnes ont trouvé la mort. Ces manifestations ont éclaté après une nouvelle arrestation de Bobi Wine. Le chanteur de 38 ans, élu député en 2017, est le principal opposant au président Yoweri Museveni pour la présidentielle du 14 janvier 2021.

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Selon la police, Bobi Wine est arrêté pour avoir « sans cesse violé les directives électorales sur le Covid-19 avec la tenue de rassemblements de plus de 200 personnes, le chiffre réglementaire par meeting de campagne ».

La nouvelle provoque alors la colère de ses soutiens. Dans les rues de Kampala, des jeunes brûlent des pneus et lancent des pierres. Les affrontements avec les forces de l'ordre durent plusieurs heures. La Croix Rouge affirme avoir reçu des blessés par balles, des personnes inconscientes ainsi que présentant des symptômes de suffocation. Des affrontements ont également lieu en dehors de la capitale dans quatre autres localités du pays, selon la police.

Un autre candidat arrêté à Gulu

Dans le Nord à Gulu, un autre candidat à la présidentielle, Patrick Oboi Amuriat, a également été arrêté, pour avoir prévu une marche non autorisée.

La police a tiré à balle réelle

Nicholas Opi-yo, un militant et avocat des droits de l’homme

Bobi Wine a déjà été arrêté à plusieurs reprises depuis 2018, par exemple au début du mois, officiellement pour avoir projeté un rassemblement illégal. C'était juste après avoir déposé sa candidature à la présidentielle. Dix autres candidats sont en lice, dont le président Yoweri Museveni qui brigue un 6e mandat.

De son côté, le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric, a appelé les institutions étatiques ougandaises, particulièrement les forces de l'ordre, à agir en respectant les droits humains et le principe de l'état de droit.

►À lire aussi : Ouganda - Stella Nyanzi : «entrer en politique afin que ma voix puisse être entendue»

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