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Soudan: un nouveau charnier pourrait abriter les victimes du massacre du 3 juin 2019

Un manifestant soudanais agite le drapeau national dans les rues de la capitale, Khartoum, en juin 2020.
Un manifestant soudanais agite le drapeau national dans les rues de la capitale, Khartoum, en juin 2020. AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Soudan, les corps découverts dans des fosses près de Khartoum vont être exhumés. Le procureur a annoncé le lancement de nouvelles étapes dans l’enquête sur ces dépouilles découvertes, il y a une dizaine de jours, non loin de Khartoum. Les autorités pensent qu’il s’agit de victimes du massacre du 3 juin 2019. Les forces de sécurité avaient pris d’assaut le sit-in, cœur battant de la révolution, commettant un bain de sang.

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Avec notre correspondant à Nairobi, Sébastien Nemeth

Les corps sont dispersés sur trois sites, près des montagnes d’al-Markhiyat. Les enquêteurs vont désormais les extraire des fosses et recueillir tous les éléments de preuves possibles.

Des tests ADN seront réalisés. Le bureau du procureur va tenter de déterminer l’identité de ces personnes, la cause et la date de leurs morts.

« Enterrées d’une façon contraire à la dignité humaine »

La découverte de ces cadavres a été annoncée le 11 novembre. Le procureur avait alors déclaré que « ces personnes avaient été tuées et enterrées d’une façon contraire à la dignité humaine ».

Selon des témoins, les dépouilles auraient été enterrées le 3 juin 2019, le jour-même du massacre du sit-in. Il pourrait donc s’agir de victimes du bain de sang. Les familles des personnes disparues ont en tout cas déjà été prévenues.

Le 3 juin 2019, les forces de sécurité du régime de transition avaient brutalement démantelé le sit-in, le cœur battant de la révolution installé dans les rues de Khartoum, en face du quartier général de l’armée. Officiellement, l’attaque a fait 85 morts. Mais d’autres sources parlent d’au moins 200 victimes et de dizaines de disparus.

Les militaires, eux, n’ont jamais reconnu leur responsabilité. Ils accusent des sympathisants de l’ancien régime qui auraient infiltré leurs rangs.

► À lire aussi : Soudan: un an après le massacre du 3 juin 2019, la justice n’a pas avancé

 

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