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Éthiopie: unanime, la communauté internationale appelle à la fin des combats au Tigré

Des réfugiés éthiopiens fuyant les combats dans la région du Tigré, au nord du pays.
Des réfugiés éthiopiens fuyant les combats dans la région du Tigré, au nord du pays. AFP - ASHRAF SHAZLY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les affrontements entre l’armée fédérale éthiopienne et le mouvement tigréen du TPLF, qui durent depuis maintenant 20 jours, suscitent de plus en plus d’inquiétude. Plusieurs États, y compris des alliés de l'Ethiopie, sortent de leur réserve.

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Les dernières déclarations en date viennent des États-Unis. Par la voix du Conseil de sécurité nationale, ils ont fait savoir lundi qu'ils soutenaient les efforts de médiation de l'Union africaine (UA) pour « mettre fin maintenant » au conflit. La France, restée discrète depuis trois semaines a, elle aussi, exprimé son soutien à l'initiative de l'UA et son inquiétude sur la détérioration de la situation humanitaire. Le Quai d'Orsay a également condamné « les violences à caractère ethnique » et appelle « à la mise en place au plus vite de mesures de protection des populations civiles ».

Une position partagée par le ministre pour l'Afrique du gouvernement britannique, James Duddridge, ainsi que l'Union européenne, par la voix de son Haut Représentant pour les Affaires étrangères, Josep Borrel, le week-end dernier. Un appel public, signés par 51 anciens hauts responsables européens et des universitaires, a également été lancé ce mardi matin, appelant l'UE à nommer un envoyé spécial sur le sujet. Le Conseil de sécurité de l'ONU tient également ce mardi 24 novembre sa première réunion sur la guerre au Tigré.

Du côté des ONG, les organisations Amnesty International et la FIDH ont elles aussi soutenu les mêmes positions. Elles ont rappelé qu'elles craignaient que ne soient commis en ce moment des crimes de guerre. De son côté, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU a demandé « un cessez-le-feu temporaire immédiat » ce mardi, pour permettre l'ouverture de corridors humanitaires.

Expiration de l'ultimatum mercredi

20 jours après le début du conflit, le Tigré est toujours coupé du monde et les allégations des uns et des autres sont invérifiables en l'état. Cela dit, les belligérants se préparent à la bataille de Mekele et de très durs combats ont déjà eu lieu dans les villes disputées, comme Shire, Axoum et Adigrat.

Des roquettes du TPLF se sont une fois de plus abattues près de la ville amhara de Bahir Dar dans la nuit, tandis que dans la capitale érythréenne, Asmara, les habitants de certains quartiers ont été sommés de rester chez eux, mais sans explication. Plus de 38 000 réfugiés du Tigré ont d’ores et déjà été recensés au Soudan voisin à cause des violences. De plus, l’ultimatum lancé par le Premier ministre Abiy Ahmed aux dirigeants régionaux, arrivant à terme mercredi, fait craindre de nouvelles violences contre les civils.

 

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