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Violences meurtrières à Kampala: société civile et police se renvoient la responsabilité

Emeutes à Kampala (Ouganda), le 18 novembre 2020, en marge de la campagne présidentielle.
Emeutes à Kampala (Ouganda), le 18 novembre 2020, en marge de la campagne présidentielle. via REUTERS - OBTAINED BY REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le bilan des violences de la semaine dernière à Kampala est passé de 37 à 50 morts, selon la police. Des heurts avaient éclaté suite à une nouvelle arrestation du chanteur Bobi Wine, qui avait suscité la colère de ses partisans et entrainé de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Bobi Wine a depuis retrouvé la liberté, mais plus de 800 personnes sont en garde à vue. 

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836 arrestations en six jours, plus de 400 personnes devant le tribunal... La police ougandaise tente de reprendre la main, après les violences de la semaine dernière, qui selon le porte-parole de la police à Kampala, Patrick Onyango, avaient pour but de déstabiliser le pays.

« Nos services de renseignements ont montré que ces personnes voulaient organiser des émeutes, semer le chaos et participer aux manifestations violentes... Si des troubles avaient éclaté à Kampala, ça se serait étendu à d'autres villes et les forces de l'ordre auraient été submergées. À ce moment-là, ça aurait été impossible d'organiser une élection. »

Les suspects, majoritairement des jeunes, auraient été mal informés et poussés à commettre des actes violents, selon le porte-parole de la police. Ils sont accusés d’avoir pris part à des émeutes, à des pillages et à des blocages de routes...

► Lire aussi : Ouganda: les ONG s'inquiètent du niveau de violence de la campagne pour la présidentielle

Mais du côté de la société civile, on dénonce le dérapage des forces de l’ordre, accusées elles aussi de débordements. « Puisque la police ougandaise décide de poursuivre ces 800 personnes, nous leur demandons aussi de poursuivre les soldats et les forces de l'odre responsables d'avoir tiré sur des civils à bout pourtant. Je pense que ce genre de comportement doit également être sanctionné », remarque Pheona Wall, présidente de la société ougandaise d’avocats.

La police ougandaise nie tout usage excessif de la force, expliquant que les forces de l'ordre avaient tiré en l'air pour disperser les manifestants.

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