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Éthiopie: Abiy Ahmed ordonne l'offensive finale contre les autorités du Tigré à Mekele

Vue de la capital tigréenne Mékélé en Éthiopie, le 25 janvier 2018.
Vue de la capital tigréenne Mékélé en Éthiopie, le 25 janvier 2018. Wikimedia Commons Copyleft A. Savin
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Éthiopie, la bataille de Mekele serait sur le point de commencer. Le Premier ministre a annoncé que l’ultimatum de 72 heures donné au TPLF et au pouvoir de la région du Tigré avait expiré. L'armée a donc reçu l'ordre de mener la « dernière phase » de l'offensive lancée le 4 novembre dernier.

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Avec notre correspondant dans la région, Sébastien Németh

L’armée fédérale serait sur le point d’attaquer Mekele, le cœur du pouvoir du TPLF. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ne cache pas sa confiance en déclarant que des milliers de soldats et miliciens tigréens s’étaient rendus. Une information cependant impossible à vérifier car la région reste coupée du monde.

Côté tigréen, Getachew Reda, conseiller à la présidence, a lui parlé d’une « guerre populaire où chaque habitant se défendra, qu’il porte une arme ou pas ». L’inquiétude est donc au plus haut, alors que la capitale du Tigré compte un demi-million d’habitants et que le Premier ministre a déjà annoncé que l’assaut serait « sans pitié ».

L’ONU a signalé que la population fuyait la ville, mais il est difficile de savoir dans quelle proportion. Elle subirait déjà de graves pénuries d’essence, nourriture et médicaments.

Les défenseurs des droits de l’homme demandent aux parties d’épargner au maximum la population, rappelant que le droit international humanitaire s’appliquait dans ce conflit interne à l’Éthiopie.

Anticipant les critiques, le Premier ministre a expliqué que l’armée serait « particulièrement vigilante quant à la protection des civils. Que toutes les précautions seraient prises pour protéger patrimoine, lieux de culte, infrastructures ou encore zones résidentielles ».

Mais vu l’intensité des combats dans le reste de la région, le nombre élevé de victimes, l’utilisation d’avions de chasse et de tanks, les propos d’Abiy Ahmed sont loin de rassurer.

► À écouter aussi : «Ils ont brûlé nos maisons» : à la frontière éthiopienne, l'exil des réfugiés s'intensifie

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