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Éthiopie: l'armée bombarde Mekele, la capitale du Tigré

Cette image satellite prise le lundi 23 novembre 2020  montre des véhicules faisant la queue pour obtenir du carburant à Mekele, la capitale de la région du Tigré en Éthiopie.
Cette image satellite prise le lundi 23 novembre 2020 montre des véhicules faisant la queue pour obtenir du carburant à Mekele, la capitale de la région du Tigré en Éthiopie. AP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Éthiopie, la bataille de Mekele a commencé, ce samedi matin 28 novembre, selon les leaders du parti tigréen du TPLF qui assurent que la ville est touchée par des tirs d'artillerie. Cela faisait trois jours que le Premier ministre Abiy Ahmed promettait la mise en place de la phase « finale » de sa campagne militaire. L’armée avait prévenu qu’il n’y aurait aucune pitié pour reprendre la capitale provinciale, où habitent près de 500 000 personnes.

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Avec notre correspondant à Addis-Abeba, Noé Hochet-Bodin

Les bombardements sur Mekele interviennent quelques heures seulement après que l’armée fédérale a repris la ville de Wukro, à 40 km au nord. La capitale provinciale était donc encerclée. L'offensive se déroule aussi quelques heures après les tirs de roquettes du TPLF vers l’Érythrée.

À en croire les leaders du TPLF, des humanitaires et la télévision tigréenne, les tirs d’artillerie auraient commencé aux alentours de 8h du matin. Debretsion Gebremichael, président du TPLF, assure que ce sont des tirs à l’arme lourde. D’autres sources avancent qu’une dizaine d’obus auraient atteint le centre-ville, en milieu de matinée.

La question centrale reste celle des civils. Environ 500 000 d’entre eux sont piégés sous les bombes. On ne sait pas encore s’il y a des victimes. L'information est difficile à vérifier en temps réel.

La protection des civils, c’était justement l’objet de la rencontre des émissaires de l’Union africaine à Addis-Abeba, vendredi 27 novembre. Le gouvernement leur a demandé de ne pas s’inquiéter, que les bombardements viseraient méticuleusement les cibles militaires pour ne pas faire de dégâts collatéraux.

Cette affirmation est également impossible à vérifier. Le Tigré, en effet, est toujours coupé du monde, depuis 25 jours, les combats se déroulant loin des regards des observateurs.

► À lire aussi : Les réfugiés fuyant l’Éthiopie racontent les combats au Tigré

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